Mercredi 19 juin 2019 | Dernière mise à jour 20:45

Interview indiscrète Philippe Candeloro: «Un homme doit savoir pleurer»

Le patineur nous dit tout sur les femmes de sa vie, son épouse et leurs 3 filles. Et son fantasme: Sophie Marceau.

Philippe Candeloro a posé pour notre photographe devant le jet d’eau de Genève, entre deux selfies avec des fans.

Philippe Candeloro a posé pour notre photographe devant le jet d’eau de Genève, entre deux selfies avec des fans. Image: Yvain Genevay

(Image: DR)

En spectacle

Philippe Candeloro incarne le sombre baron von Rothbart dans l’histoire du prince Siegfried, amoureux d’une jeune femme transformée en cygne, sur la musique de Tchaïkovski.

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De passage à Genève pour préparer «Le lac des cygnes» qu’il présentera le 15 novembre, Philippe Candeloro, 44 ans, nous a reçus à l’Hôtel Métropole. Avec sa voix reconnaissable entre toutes, l’ancien champion de patinage artistique a répondu à notre interview indiscrète avec la franchise qui le caractérise.

Philippe Candeloro, qui êtes-vous?
Un gars normal, avec une passion née quand André Brunet, (ndlr: son entraîneur pendant 35 ans) m’a découvert à 7 ans quand je venais patiner avec ma classe. J’ai eu une très belle carrière amateur, pro et humaine. J’ai la chance d’avoir des enfants, d’être marié et d’avoir eu deux médailles olympiques consécutives.

Votre premier souvenir?
Les odeurs de nos vacances en Italie, dans le village de mon père, perché sur une colline. La tomate qui cuit, le tabac qu’ils cultivaient, les vignes, les champs. On avait de la chance de sentir ces odeurs.

Etiez-vous un enfant sage?
Disons que j’étais influençable. Mon frère Laurent, de 2 ans mon aîné (ndlr: Philippe a deux frères et une sœur aînés), était turbulent et je suivais ses conneries. Pour moi, c’était aussi assez perturbant de faire du patinage avec des gens de bonne famille et de revenir le week-end à ma vie d’enfant. On vivait près d’une cité dans le 92.

De quoi aviez-vous peur?
Du noir, des monstres.

Dans l’enfance, quel fut votre plus grand choc?
À 16 ans, quand je me suis pris un muret à moto et j’ai vu mon tibia sortir de ma jambe. J’avais besoin de liberté et c’est pour ça que je continuais la moto et le ski. Je ne voulais pas tout sacrifier au patinage. Mon entraîneur était d’accord. Il savait que si on m'enferme, je ne suis pas performant.

Vos parents vous disaient-ils «Je t’aime»?
Ils nous ont aimés mais je n’ai pas le souvenir qu’ils l’aient dit. Une histoire de pudeur, d’éducation.

Comment avez-vgagné votre premier argent?
A 10 ans, je bêchais la terre pour 50 francs français. Et comme j’étais champion de France espoir, je faisais des galas pour 100 balles. A 15 ans, j’ai aussi vendu du poisson.

Que vouliez-vous devenir?
Comme tous les gosses, j’ai rêvé d’être pompier. Puis quand j’ai commencé le patinage, j’ai vite eu l’envie d’être reconnu. C’est pour ça qu’aujourd’hui, ma notoriété je la vis pleinement car elle n’est pas dérangeante, je l’ai souhaitée.

L’amour pour la première fois. C’était quand et avec qui?
Avec une copine d’entraînement, à 11 ans. Sans notice d’instruction, mais avec des sensations! J’ai plus «officialisé» dès 13 ans. Avec les filles du patinage, on s’est «formés» mutuellement. On n’avait pas le temps d’aller chercher ailleurs. C’était plus du quantitatif que du qualitatif.

La plus belle de vos qualités?
La simplicité. Et le défaut? Jamais ponctuel! C’est aussi une qualité, car si je suis toujours en retard, c’est que je veux faire trop de choses. Des fois pour rendre service.

Avez-vous déjà volé?
Oui, malheureusement. Du chocolat, des trucs de gamins. J’ai dû me faire attraper pour comprendre que ce n’était pas bien.

Déjà payé pour l’amour?
Non. Ce n’est pas un truc qui m’excite. C’est même l’inverse. J’ai eu la chance de connaître des professionnelles mais elles ne m’ont pas fait payer. Vous connaissez mon goût pour mon portefeuille! (Rires) Je dis ça, car à chaque interview on me demande si je suis radin.

Et vous l’êtes?
Non, c’est une connerie. Je ne suis pas radin, je suis économe. Tant que je pratique mon sport, je gagne ma vie. Un jour, ça s’arrêtera. Le corps fatigue. Donc je suis anxieux par rapport à la prise en charge de ma famille (ndlr: il a trois filles de 10, 14 et 16 ans avec son épouse Olivia Darmon, chorégraphe de patinage artistique). J’ai eu une belle carrière, mais sur le plan financier ce n’est pas assuré ad vitam aeternam. Si j’étais footballeur, je n’aurais plus de soucis. Intellectuellement et manuellement, je peux faire plein de choses mais comment postuler dans une entreprise avec le regard qu’on a sur moi?

Déjà menti à votre épouse?
Oui, pour le bien-être de notre couple. On est très ouverts avec Olivia (ndlr: ils sont ensemble depuis 1992), et c’est cette liberté qui me permet de continuer à vivre avec elle. Mais elle est très amoureuse donc très jalouse. Je ne peux pas mater tout ce qui passe! Mais elle me laisse libre de m’exprimer sur la gent féminine. Je précise: on n’est pas libre au sens de l’échangisme etc. Ça pourrait venir pour pimenter notre couple… dans 30 ans peut-être! (Rires)

Avec qui aimeriez-vous passer une agréable soirée?
Sophie Marceau. Mais je ne la connais pas… J’ai laissé la place à Cyril Lignac! (Rires) C’est pour ça que j’ai fait «Le Meilleur Pâtissier: célébrités». J’aurais peut-être une chance… d’aller lui caresser les miches! (Il éclate de rire.)

Qui trouvez-vous sexy?
Sophie, le fantasme de notre jeunesse, Angelina Jolie, Halle Berry.

Vos dernières larmes?
A cause de films. On dit qu’un homme ne pleure pas, c’est de la connerie. Il faut se lâcher. Ça permet d’équilibrer son corps. Mais la dernière fois que j’ai vraiment pleuré, c’était après l’accident de «Dropped» (ndlr: sur le tournage du jeu auquel il participait un accident d’hélicoptères avait coûté la vie à 10 personnes le 9 mars 2015, dont Florence Arthaud.)

Avez-vous déjà frôlé la mort?
J’ai fait un double tonneau en voiture une fois. Et en bécane, on m’a coupé la route et j’ai fait un soleil.

Croyez-vous en Dieu?
Oui, mais je ne suis pas pratiquant. En tant que sportif, on est superstitieux et je crois en quelqu'un, quelque chose là-haut. Enfin surtout à ma bonne étoile!

Votre péché mignon?
La bouffe. Surtout le pain. Même avec de la pizza ou des pâtes, j’en mange! J’ai toujours été l’antithèse du sportif de haut niveau car bien manger participe à mon équilibre.

Un livre, un CD et un DVD à emmener sur une île déserte?
Un Tintin. Une compilation de musique des années 80. Et «Les Bronzés», «Le Père Noël est une ordure» ou «Rabbi Jacob».

Combien gagnez-vous?
J’ai un objectif: gagner au moins 150 000 euros par an. Mais je fais de moins en moins de spectacles. Je compense avec la télé, les séminaires en entreprises. 150 000, c’est le chiffre psychologique pour moi pour être tranquille.

Pensez-vous gagner assez par rapport au travail fourni?
Je ne me plains pas. Même si par rapport à mon degré de notoriété, je pourrais gagner plus. Mais par le passé j'ai produit des spectacles et j’ai perdu beaucoup d’argent.

Qui sont vos vrais amis?
Mes trois meilleurs amis du patinage étaient mes témoins de mariage, mais j’ai dû couper les ponts avec deux d’entre eux. Je suis encore en relation avec Stéphane Bernadis. Sinon, ma femme est mon amie. Elle est une bonne partenaire dans tous les sens du terme! On construit ensemble, on travaille ensemble.

Qui aimeriez-vous voir répondre à ce questionnaire?
Jérôme Kerviel. On ne lui pose que des questions liées à la Société générale. Là, on en apprendrait davantage sur lui. (Le Matin)

Créé: 30.09.2016, 06h46

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