Vendredi 17 janvier 2020 | Dernière mise à jour 22:29

Interview «Je n'étais pas prête à être célèbre»

Actuellement à l’affiche d’«American Ultra», Kristen Stewart revient sur «Twilight» et parle du tournage de son prochain film avec Woody Allen.

«Mike et Phoebe sont l’exemple de beaucoup de jeunes paumés
qui pensent ne pas avoir d’avenir.»

«Mike et Phoebe sont l’exemple de beaucoup de jeunes paumés qui pensent ne pas avoir d’avenir.» Image: DR

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Kristen Stewart en James Bond girl? «Avec beaucoup d’imagination, on pourrait décrire mon personnage de Phoebe de cette manière», dit-elle, alors que dans son nouveau film, «American Ultra», elle incarne l’amoureuse d’un jeune paumé et sans ambition qui se révèle être un agent secret.

Kristen a reçu «Le Matin» en exclusivité alors qu’elle démarre le tournage du prochain film de Woody Allen.

Dans «American Ultra», vous n’êtes pas en reste côté scènes d’action. Est-ce votre manière d’incarner une James Bond girl du XXIe siècle?

Ça pourrait! La force de ce film, c’est le mélange de comédie et d’action. Jesse Eisenberg s’est entraîné des mois pour réaliser les cascades et les scènes de bagarre. A moi, on a demandé de ne connaître que les bases du maniement d’armes, c’est tout.

C’est votre second film avec Jesse Eisenberg. Et vous serez tous deux à l’affiche du prochain Woody Allen.

Oui, notre amitié est née très rapidement, dès notre première rencontre, avant de tourner «Adventureland». Jesse et moi avons le même sens de l’humour et nous sommes attirés vers les mêmes scripts.

Avez-vous pistonné Jesse pour qu’il soit engagé par Woody Allen?

J’aurais bien aimé pouvoir vous dire oui… mais il n’en est rien. Woody est un ami de Greg Mottola qui a écrit et réalisé «Adventureland». Il avait adoré ce film et m’a proposé un rôle dans le film que nous tournons en ce moment à New York.

Woody Allen cultive le secret sur ses projets. Qu’en est-il de celui-là?

C’est pire que «Twilight»! Je n’ai pas droit de dire un seul mot du tournage, ni de l’intrigue. C’est écrit dans mon contrat. A l’époque de «Twilight», les fans voulaient connaître tous les détails de chaque film. Et même si nous suivions les livres, je devais garder une partie de mystère sur chaque épisode. Avec Woody, je ne peux même pas vous dire quel est le prénom de mon personnage. (Rires.) Mais il y a quelque chose de magique à travailler avec Allen car chaque jour, sur le plateau, il vous réserve des surprises.

Dans quel sens?

Il aime travailler vite et bien. Woody peut vous demander de changer une phrase du dialogue ou laisser la place à l’improvisation. Et, surtout, il ne tourne pas 20 fois la même séquence. Tout va très vite.

Etes-vous heureuse d’avoir enfin laissé la saga «Twilight» derrière vous?

Heureuse? A un point que vous ne pouvez pas imaginer… Je suis reconnaissante de tout ce que cette saga m’a apporté, mais je n’étais pas prête à un tel niveau de célébrité. J’ai passé des années à réfléchir avant de sortir de chez moi par peur de ne pouvoir me déplacer librement. Aujourd’hui encore, je préfère éviter les foules pour préserver mon intimité.

Et que pensez-vous de l’idée qui circule déjà d’en faire des remakes?

Pourquoi pas? Le rôle de Bella ne m’appartient pas. Cela pourrait être intéressant de voir une jeune génération découvrir ces livres et ce triangle romantique au milieu des vampires et loups garous. Il n’y a qu’une mauvaise idée dont je ne veux pas entendre parler: me demander de faire partie de la distribution. «Twilight» sera pour toujours un moment important de ma jeunesse, mais cela est derrière moi.

Vous arrive-t-il de voir vos films en allant incognito dans une salle de cinéma?

Jamais. Il faudrait que je me porte un masque ou un faux nez et une perruque pour ne pas être reconnue. Je déteste attirer l’attention sur moi. Je suis devenue comédienne pour entrer dans la peau d’autres filles et disparaître derrière un personnage. Je ne fais pas ce métier pour être une célébrité et me faire suivre dans la rue.

Avec le recul, que pensez-vous de votre victoire aux Césars en début d’année?

Le choc a été énorme pour moi car je n’ai jamais voulu faire ce job pour gagner des statuettes. Et, dans mon esprit, les Français sont tellement critiques envers le cinéma américain que cette récompense a été inespérée mais m’a vraiment touchée. Je n’ai jamais dit: «Je voudrais un oscar un jour.» Si je devais parler d’un rêve dans ma carrière, ce serait de passer derrière la caméra, d’être reconnue comme réalisatrice. Voilà mon objectif pour le futur.

Créé: 14.09.2015, 16h25

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