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Rumeurs Le prince Charles ne «brûle pas d'accéder au trône»

Une journaliste du «Time Magazine» écrit que Charles est «impatient de faire le maximum de choses avant que les portes de prison ne se ferment». Le Palais a démenti.

Le prince de Galles se prépare depuis 64 ans à son futur métier de roi.

Le prince de Galles se prépare depuis 64 ans à son futur métier de roi. Image: AFP

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La thèse du Time Magazine américain, largement relayée par les médias britanniques, affirmant que le prince Charles se prépare sans enthousiasme à la fonction royale qu'il concevrait comme «une prison» a été vigoureusement démentie vendredi par le Palais et nuancée par l'auteure.

Dans un long portrait qui fait la Une de l'hebdomadaire sous le titre «The Forgotten Prince» (le prince oublié), la journaliste Catherine Mayer écrit que Charles mesure déjà la charge écrasante que représente sa future fonction, au moment où la reine Elizabeth II lui délègue de plus en plus de tâches.

Le prince de Galles, qui se prépare depuis 64 ans à son futur métier de roi, doit pour la première fois représenter sa mère, âgée de 87 ans, au prochain sommet du Commonwealth à Colombo, en novembre.

«Portes de prison»

La journaliste, qui dit avoir interviewé, en plus de Charles, plus de cinquante de ses proches et collaborateurs, souligne que le Prince de Galles «accepte sans joie ces responsabilités élargies», intéressé d'abord par ses œuvres caritatives.

«J'ai trouvé un homme qui, contrairement à la caricature, ne brûle pas d'accéder au trône mais qui est impatient de faire le maximum de choses avant que, selon l'expression d'un membre de son entourage, les portes de prison se ferment», ajoute-t-elle.

Cette formule a fait le miel de la presse britannique vendredi mais n'a pas plu au Palais. «Ce n'est pas la position du prince de Galles et elle ne devrait pas lui être attribuée car il n'a jamais prononcé ces paroles. Le prince a toujours soutenu la reine dans ses tâches, et ses engagements officiels ont toujours fonctionné en parallèle de ses activités caritatives», a rapporté un porte-parole.

Gestion du temps

L'auteure de l'article est venue elle-même déminer le terrain en déclarant que la presse britannique avait «un peu fait monter le sauce». «L'unique sentiment de perte de liberté est celui d'une perte de disponibilité», a raconté Catherine Mayer à la chaîne britannique Skynews.

«Le Prince Charles est un des plus grands philanthropes du monde, il est vraiment passionné par ses activités caritatives et elles ne lui laissent que très peu de temps. Il se lève très tôt le matin et travaille tard la nuit. Alors le problème, s'il y en a un, c'est de voir comment il gère son temps alors qu'il représente de plus en plus la reine», a-t-elle ajouté.

«Que ce soit clair: ni moi ni personne de son entourage ne disent qu'il (Charles) ne veut pas être roi ou s'acquitter des tâches d'un monarque», a insisté Catherine Mayer, soucieuse de calmer le jeu.

(afp/nxp)

Créé: 25.10.2013, 13h50

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