Dimanche 5 juillet 2020 | Dernière mise à jour 08:09

Royaume-Uni Réunion de crise de la famille royale lundi

Le prince Harry évoquera avec la reine, son père Charles et son frère William sa volonté de se mettre en retrait de la famille royale.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Après son annonce fracassante, le prince Harry est convoqué chez la reine: Elizabeth II réunit lundi sa famille pour une réunion de crise destinée à trouver une solution aux velléités d'indépendance de son petit-fils et de son épouse Meghan.

Ce face-à-face dans la résidence de Sandringham (Est de l'Angleterre) est, depuis le début de la tempête que traverse la famille, le premier entre le prince âgé de 35 ans et la monarque de 93 ans, «blessée» selon les journaux par sa volonté de se mettre en retrait de la famille royale britannique.

Le duc de Sussex, sixième dans l'ordre de sa succession au trône, souhaite gagner son «indépendance financière» et vivre une partie de l'année en Amérique du Nord, sans totalement tourner le dos à la monarchie.

Famille pas consultée

Annoncé alors qu'Harry cachait de moins en moins son malaise face aux attaques des tabloïds contre sa femme, le «Megxit» a pris de court la monarchie, dont les principaux membres n'avaient pas été consultés. Elizabeth II a demandé à sa famille de trouver rapidement une solution.

L'épisode a ravivé le souvenir de l'abdication, en 1936, du roi Edouard VIII pour épouser Wallis Simpson, une Américaine divorcée - comme Meghan. Il avait fini sa vie en exil à Paris.

La réunion doit rassembler le prince Charles et ses fils William et Harry. Très proches depuis la mort de leur mère Diana en 1997, les deux trentenaires sont désormais des «entités séparées», a confié le prince William à un ami, des propos rapportés par le Sunday Times.

Après avoir déménagé du palais de Kensington, à Londres, où ils vivaient avec William et Kate, Harry et Meghan ont rompu avec la fondation où les deux couples oeuvraient ensemble. Repartie au Canada aussitôt après l'annonce de la mise en retrait retrouver son fils de huit mois, Archie, Meghan, 38 ans, devrait participer aux discussions par téléphone.

«Pas si vite!»

L'ambiance risque d'être très tendue. «Pas si vite, Harry!», prévenait le tabloïd Daily Mail avec une photo de la monarque, photographiée pour la première fois ce weekend avec un appareil auditif.

«La reine va dire à Harry le vrai coût de la liberté», titrait le tabloïd Daily Express lundi. La volonté du couple de gagner sa vie -probablement en capitalisant sur son statut- en gardant ses titres royaux, l'usage du cottage qu'il occupe sur les terres du châteaux de Windsor et un pied dans la monarchie passe mal au Royaume-Uni.

Parmi les sujets discutés figure le montant de la dotation financière que le prince Charles attribue au couple depuis sa réserve personnelle. Meghan et Harry n'ont jusqu'ici officiellement renoncé qu'à leur part de l'allocation royale, laquelle ne représente que 5% de leurs revenus.

Le couple a en revanche fait déposer la marque «Sussex Royal», qui couvre des domaines très divers, de cartes postales à des vêtements en passant par des services de conseil ou des campagnes caritatives.

Menace d'une interview télévisée

S'ils n'obtenaient pas satisfaction, Harry et Meghan pourraient accepter une interview télévisée à bâtons rompus aux conséquences potentiellement désastreuses, rapportaient lundi plusieurs journaux. De quoi rappeler celle donnée par Lady Di en 1995, dévastatrice, dans laquelle elle s'épanchait sur les difficultés de sa vie au sein de la «firme», surnom de la famille royale.

L'image de la famille royale est déjà ternie par les liens du prince Andrew, deuxième fils de la reine, avec le financier américain Jeffrey Epstein, accusé d'agressions sexuelles sur mineures et mort en prison en août 2019.

Tom Bradby, journaliste à la chaîne de télévision ITV et ami de William et Harry, a fait planer la menace d'une «longue interview télévisée où tous les coups seraient permis». Le résultat «ne serait pas joli», a-t-il averti dimanche.

Dans une interview donnée à ce journaliste en octobre 2019, Meghan Markle, qui a épousé Harry en 2018, avait confié les larmes aux yeux que sa nouvelle vie était «difficile» en raison de la pression des médias.

Harry a d'ailleurs déposé une série de plaintes contre des tabloïds accusés de violer sa vie privée. Il avait dit craindre que «l'histoire se répète», après la mort de sa mère Diana dans un accident de le route alors qu'elle était pourchassée par des paparazzis à Paris. (afp/nxp)

Créé: 13.01.2020, 10h42

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.