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Etude Les femmes sont plus accros aux médicaments sur ordonnance

Selon un rapport touchant l'Europe et le pourtour méditerranéen, il existe une «différence importante» selon le sexe en matière d'automédication.

Image: ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION/Keystone

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Hommes et femmes, inégaux face à l'automédication? Selon une étude publiée ce mardi 18 novembre dans de nombreux pays en Europe, les femmes sont plus nombreuses à abuser des médicaments soumis à prescription médicale. L'étude souligne que les abus sont favorisés par la facilité d'accès aux médicaments.

Antidouleurs, tranquillisants, somnifères, antidépresseurs: dans cette étude du Conseil de l'Europe, les femmes sont classées dans une «catégorie à haut risque dans l'usage non médical de médicaments délivrés sur ordonnance».

Ce rapport, qui n'a pas vocation d'exhaustivité, fait la synthèse des données disponibles dans 17 régions ou pays d'Europe et de la Méditerranée: Allemagne, Chypre, Egypte, France, Grèce, Irlande, Israël, Italie, Liban, Lituanie, Malte, Maroc, Pays-Bas, Pays de Galles, République tchèque, Serbie et Tunisie.

L'étude a permis de constater une «différence importante» selon le sexe en matière d'automédication, a indiqué la professeure Marilyn Clark de l'Université de Malte, coordinatrice du projet de recherche rédigé pour le Groupe de coopération en matière de lutte contre l'abus et le trafic illicite de stupéfiants (Groupe Pompidou) du Conseil de l'Europe.

Abus à tout âge

L'étude observe que la pratique de ces abus est «nettement plus élevée chez les femmes de tous les groupes d'âge». Ainsi, en France, 15% des jeunes femmes, contre 8% des jeunes hommes, feraient un usage abusif des médicaments soumis à prescription, selon l'étude qui tire ses chiffres d'un rapport Baromètre Santé (2010).

En Lituanie près d'une jeune femme sur cinq (19%) ferait un usage abusif de ces médicaments contre 7% d'hommes, et au Pays-Bas elles seraient 11% pour 6% d'hommes. Certains pays comme l'Allemagne, l'Italie, la Serbie et le Maroc, où les abus concernent moins de 5% de la population, n'affichent aucun écart notable selon le genre.

En Allemagne et en Serbie, des surdoses fatales plus élevées chez les femmes ont été constatées dans la consommation de psychotropes. L'étude pointe le fait que ces abus sont favorisés par la facilité d'acquérir ces médicaments, la source la plus courante étant le médecin, suivi de l'entourage. (ats/nxp)

Créé: 18.11.2014, 13h46

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