Vendredi 28 février 2020 | Dernière mise à jour 10:43

Santé Les produits dangereux nous cernent

L’étude sur les liens entre déo et cancer du sein a fait le tour du monde. Mais dans les faits, les produits dangereux sont partout.

L’EXPERTE

HUMA KHAMIS Fédération romande consommateurs

«Les consommateurs sont très mal informés sur les substances toxiques auxquelles ils sont confrontés. Car, si les fabricants sont tenus d’indiquer les ingrédients que l’on trouve dans l’alimentation et les cosmétiques, rien ne les oblige à le faire pour d’autres produits, tels que meubles, vêtements ou encore électroménager. Par conséquent, il est difficile de faire son choix en connaissance de cause. Chaque jour, nous sommes également soumis à de nombreuses substances chimiques qui sont autorisées, mais encore en cours d’évaluation. Par ailleurs, il y a des substances dont on connaît la toxicité, mais qui sont autorisées en faible quantité. Le problème, c’est que toutes les doses auxquelles nous sommes confrontés s’accumulent, formant ce qu’on appelle l’effet cocktail. Et il est malheureusement quasi impossible de se prémunir là contre. De même que prouver les conséquences que cela peut engendrer. A la FRC, nous essayons de lutter, substance par substance, pour améliorer la situation. Mais c’est un travail de longue haleine.»

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Des PCB dans le poisson, des traces de contraceptifs dans l’eau potable, des déodorants qui pourraient augmenter le cancer du sein: tous les jours, une nouvelle étude scientifique tire la sonnette d’alarme sur les produits chimiques que nous avalons, buvons, respirons, touchons… Et sur les conséquences qui en découlent. La dernière en date, consacrée aux sels d’aluminium et les déos corporels, a semé l’effroi jusqu’en en Suisse romande.

Difficile d’y échapper

Du saut du lit au coucher – et même durant notre sommeil –mille et un dangers nous menacent, sans même que nous en ayons conscience. Alors, y a-t-il de quoi s’affoler? «Vivre est dangereux par essence, souligne le Dr Sylvain Marchand, généraliste et spécialisé dans la prévention. Cela étant, si certaines substances sont effectivement nocives pour l’organisme, elles le sont rarement quand elles sont présentes en petite quantité dans un produit. Par ailleurs, il faut se méfier des études et de leurs conclusions. Car non seulement elles se contredisent régulièrement les unes les autres, mais, en plus, elles ne peuvent jamais prendre en compte tous les paramètres.» Reste que le principal problème est l’accumulation des substances toxiques que l’on reçoit au cours de 24 heures. Et qu’il est difficile d’y échapper. La preuve en six moments- clés de la journée sur les traces de Laurent, notre cobaye.

Créé: 22.01.2012, 23h53

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.