Lundi 17 décembre 2018 | Dernière mise à jour 09:17

Santé Stop au vaccin contre le cancer de l'utérus

Le Gardasil revient sur le devant de la scène. Michèle Rivasi, députée européenne écologiste, demande un moratoire sur ce vaccin contre le cancer du col de l’utérus. Pourquoi une demande aussi radicale?

Image: Keystone

Faut-il interdire ce vaccin?

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Selon l’élue, le vaccin poserait des problèmes en termes d’efficacité et de risques pour les femmes qui développeraient des maladies invalidantes. Et ce, alors qu’il existe une alternative pour la prévention de ce cancer: le dépistage par frottis. Pour exiger l’arrêt de ce vaccin, Michèle Rivasi s’appuie sur les travaux de deux chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique (Canada). Ces derniers, Lucija Tomljenovic et Christopher Shaw, ont pu notamment constater que le Gardasil affectait le système nerveux. Le vaccin comprend en effet des sels d’aluminium que l’on peut retrouver dans le corps après dix, voire vingt ans.

Les Françaises portent plainte

Ces résultats alarmistes ont trouvé un écho particulier dans une France où les plaintes se multiplient contre l’entreprise pharmaceutique Sanofi Pasteur. La première action judiciaire a été amorcée en novembre dernier par une patiente de 18 ans, Anne-Océane, ayant développé une inflammation du système nerveux. Sclérose en plaques, douleurs musculaires, fatigue chronique… Des effets secondaires graves sont attribués au Gardasil. Depuis novembre, une dizaine de plaintes ont d’ailleurs suivi. Et 25 autres devraient encore être déposées d’ici à la fin du mois.

Le vent de panique ne touche cependant pas la Suisse, où l’on met surtout en avant la protection apportée par le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV), principale cause du cancer de l’utérus, qui se transmet lors des relations sexuelles. Swissmedic continue à estimer que le rapport bénéfice-risque du Gardasil est positif. Alors que, de son côté, la Société suisse de gynécologie et d’obstétrique n’a rien publié à ce sujet. Pierre Villars, membre de son comité, revient d’une semaine de formation continue en Autriche, où il a été question des effets positifs du vaccin. «J’ai vacciné mes deux filles et continuerai à recommander à mes patientes de le faire, réagit-il. Les vaccins suscitent toujours la polémique. Et la France, comme elle l’a déjà fait avec la pilule Diane 35, réagit au quart de tour, de façon émotionnelle.» Pierre Villars ajoute que si la moindre étude sérieuse mettait en lumière des dangers, la Société en informerait immédiatement ses membres et modifierait ses pratiques.

Si le vaccin est censé protéger à 80%, il est encore trop tôt pour le vérifier. Il est en effet commercialisé en Suisse depuis 2006. Or 15 ans en moyenne passent entre le moment de l’infection et celui de la déclaration d’un cancer. (Le Matin)

Créé: 04.04.2014, 07h25

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