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Biodiversité Les animaux gagnants et perdants de 2018

Si l'orang-outan fait partie des perdants, le gorille des montagnes a lui nettement progressé, selon un bilan du WWF pour 2018.

La situation du gorille des montagnes s'est améliorée dans le parc national des Virunga.

La situation du gorille des montagnes s'est améliorée dans le parc national des Virunga. Image: © naturepl.com/Andy Rouse/WWF

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A peine découvert, l'orang-outan de Tapanuli était déjà en 2018 le grand singe le plus rare de la planète. A l'inverse, la population de gorilles de montagnes était nettement plus importante qu'en 2010. C'est ce qui ressort du bilan 2018 établi par le WWF.

L'organisation écologiste a dressé une liste des gagnants et des perdants de l'année. Les orang-outans de Tapanuli font définitivement partie de cette deuxième catégorie. Découvert en 2017 sur l'île de Sumatra, il n'est reste plus que 800 individus, précise jeudi le WWF dans un communiqué.

Le hareng de la Baltique figure également dans cette catégorie. Bien que ses effectifs soient nombreux, la majeure partie des prairies sous-marines, essentielles à sa reproduction, ont disparu ces soixante dernières années, note le WWF.

Les tortues, dont la moitié des espèces connues sont menacées de disparition, garnissent les rangs des perdants, en particulier la tortue à carapace molle du Fleuve Bleu. L'antilope saïga de Mongolie et le harfang des neiges (un oiseau) y figurent aussi. En tout, plus de 27'000 espèces sont menacées.

Lueurs d'espoir

Tout n'est pas noir pour autant. La baleine grise du Pacifique est passée de «en danger critique» à «en danger» sur la liste de l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). L'interdiction mondiale de la pêche décidée en 1980 porte ainsi ses premiers fruits, note le WWF.

La situation du gorille des montagnes s'est elle aussi améliorée. Un millier d'individus ont été recensés dans le parc national des Virunga, dans la zone transfrontalière entre la République démocratique du Congo, le Rwanda et l'Ouganda, nettement plus qu'en 2010.

Le nombre de guêpiers d'Europe nichant sous nos latitudes a augmenté. Ces oiseaux amateurs d'abeilles, de bourdons et de gros insectes sont attirés par la hausse des températures.

Bonne nouvelle également en provenance des antipodes: une vingtaine de chats marsupiaux mouchetés ont été relâchés dans un parc national du Sud-Est de l'Australie. Ce petit animal avait disparu il y a un demi-siècle du continent. Il avait néanmoins survécu sur l'île de Tasmanie. (ats/nxp)

Créé: 27.12.2018, 12h45

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