Mardi 10 décembre 2019 | Dernière mise à jour 13:55

Météo mondiale Juillet a été le mois le plus chaud jamais mesuré

Selon les données du service européen Copernicus, les températures enregistrées ont dépassé celles de juillet 2016. L'année s'annonce comme celle de tous les records.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le mois de juillet 2019, marqué par une canicule exceptionnelle en Europe, a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, juste au-dessus du mois de juillet 2016, selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique.

«Le mois de juillet est généralement le mois le plus chaud de l'année dans le monde, mais selon nos données [ce mois de juillet 2019] est également le mois le plus chaud jamais mesuré, de justesse», déclare lundi dans un communiqué le chef du service Jean-Noël Thépaut.

Ce n'est pas fini

«Avec la poursuite des émissions de gaz à effet de serre et l'impact sur l'augmentation mondiale des températures, des records continueront à être battus», a-t-il insisté. Selon les données de Copernicus, le mercure est monté en juillet 0,04°C plus haut que le précédent record de juillet 2016, année marquée par l'influence d'un puissant el Niño.

Cet écart est tellement faible qu'il est possible que d'autres organismes de référence, qui collectent et analysent les données de façon un peu différente, ne parviennent pas à la même conclusion, note le communiqué. L'Agence atmosphérique américaine NOAA n'a pas encore publié ses conclusions pour le mois de juillet.

Selon Copernicus, la température du mois de juillet 2019 a été 0,56°C plus élevée que la moyenne de la période 1981-2000. C'est près de 1,2°C au dessus du niveau pré-industriel, base de référence des experts de l'ONU sur le climat.

Records en série en Europe

L'Europe a subi deux canicules en moins d'un mois, une première exceptionnellement précoce fin juin et une deuxième très intense en juillet. Lors du premier épisode, le continent a enregistré une température d'environ 2°C supérieure à la normale et la France a pulvérisé son record absolu de chaleur avec 46°C mesurés le 28 juin à Vérargues, dans le sud. Le précédent était de 44,1°C en 2003.

Lors du deuxième épisode fin juillet, les températures sont restées sous cette barre en France, mais le seuil des 40°C, qui n'était franchi que de façon exceptionnelle dans l'Hexagone il y a encore un demi-siècle, a été dépassé dans de nombreuses villes dont Paris qui a explosé son record (42,6°C, contre 40,4°C en 1947). Et un tiers des plus de 600 stations de mesure du pays ont battu leur record absolu.

Au pic de cette canicule, le 25 juillet, plusieurs pays européens ont également battu leur record absolu: l'Allemagne (42,6°C), la Belgique (41,8°C), le Luxembourg (40,8°C), les Pays-Bas (40,7°C) et le Royaume-Uni (38,7°C).

Les chercheurs du réseau World Weather Attribution estiment que les températures lors de ce deuxième épisode auraient été «environ 1,5°à 3°C moins élevées» si l'Homme n'avait pas altéré le climat. Les canicules à répétition sont un symptôme sans équivoque du réchauffement de la planète, même si les scientifiques sont réticents à attribuer un événement météo extrême spécifique quel qu'il soit au dérèglement climatique.

Pôle Nord

Mi-juillet, le mercure a atteint 21°C à Alert, endroit habité le plus septentrional de la planète, à moins de 900 km du pôle Nord, établissant un «record absolu» de chaleur pour cette station.

Le précédent record (20°C) remontait à juillet 1956 mais, depuis 2012, plusieurs journées comprises entre 19 et 20°C ont été enregistrées dans cette station sur le rivage de l'océan Arctique.

2019 dans le top 5

Les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète, selon l'ONU. 2018 s'était classée au 4e rang, avec une température moyenne à la surface du globe d'environ 1°C supérieure à l'époque pré-industrielle. Avec 1,2°C, l'année 2016 marquée par el Niño est pour l'instant l'année la plus chaude, devant 2015 et 2017.

«L'OMM estime que 2019 devrait être dans le top 5 des années les plus chaudes et que 2015-2019 sera la période consécutive de cinq ans la plus chaude jamais enregistrée», a déclaré M. Taalas, soulignant le besoin d'actions «urgentes» contre le réchauffement.

La première moitié de l'année a déjà été particulièrement chaude. Ainsi, selon Copernicus, «tous les mois de 2019 se sont classés parmi les 4 mois en question les plus chauds» et juin 2019 a été le mois de juin le plus chaud jamais mesuré. (afp/nxp)

Créé: 05.08.2019, 13h17

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.