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Vaccination Les patients n'ont plus confiance en leur médecin

Une récente enquête a notamment révélé qu'un patient sur deux ne veut pas suivre aveuglément les recommandations de son médecin.

Enquête

L'étude en ligne de comparis.ch - comparateur sur Internet - a été menée auprès de 600 utilisateurs, en juin 2017. Elle n'est pas représentative de la Suisse.

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Pour ou contre la vaccination? Les patients suisses ne s'en remettent pas uniquement à leur médecin pour prendre leur décision. Une personne sur deux souhaite avoir son mot à dire et se renseigne de son propre chef avant de donner son accord. Ils ne sont que 21% des répondants à suivre la recommandation médicale sans réserve.

Selon Felix Schneuwly, expert Assurance maladie chez comparis.ch, comparateur sur Internet, les résultats de l’enquête auprès de 600 utilisateurs sont contradictoires.

«D’une part, les patients suisses prennent leurs responsabilités et usent de sens critique dans les recommandations médicales qui leurs sont faites. D’autre part, bon nombre d’entre eux ne font pas cas des dernières connaissances scientifiques», explique-t-il.

Sur le fond, le fait de remettre une vaccination en question est bien perçu au sein de la société: environ 65 % des participants ont répondu que refuser un vaccin n'est pas forcément une mauvaise décision dans certaines circonstances. Une personne sur quatre, seulement, est convaincue qu’il est irresponsable de ne pas suivre la recommandation du médecin pour une vaccination.

1/4 des personnes ne suivent pas les conseils

Que près de 25 % des participants déclarent ne délibérément pas suivre les recommandations de vaccination est un fait qui choque Felix Schneuwly: «L’exemple de l’Italie illustre bien l’importance d’une vaccination ciblée: cette année, l’État a dû instaurer le vaccin obligatoire pour endiguer la propagation d’une épidémie de rougeole.»

Si les parents avaient systématiquement fait vacciner leurs enfants, notre voisin du Sud n’aurait pas connu d’épidémie d’une telle gravité.

En Suisse, quand cela touche des enfants, la vaccination n’est pas prise à la légère: plus de 60 % des sondés ne comprennent pas que des parents puissent ne pas faire vacciner leurs enfants malgré la recommandation du médecin.

Pour quelques 40 % des personnes interrogées, ces parents-là ne prennent pas leurs responsabilités; 22 % demandent même à ce que la vaccination des enfants soit une obligation légale pour les parents. En revanche, le caractère controversé de la question se mesure au nombre de répondants compréhensifs : près de 40 % d'entre eux ont la conviction que ces parents prennent particulièrement bien leurs responsabilités, justement parce qu’ils refusent le vaccin.

La vaccination contre les tiques

Les piqûres de tiques sont susceptibles d’entraîner une méningo-encéphalite, qui peut s'avérer mortelle dans les cas les plus graves. Le vaccin préventif permet de se protéger efficacement contre ce risque majeur. Cependant, l’écrasante majorité des utilisateurs de comparis.ch ayant participé à l’enquête est plus ou moins insensible au sujet: 70% des sondés déclarent ne pas s’être fait vacciner, contre 30 % à avoir sauté le pas.

Quant aux raisons pour lesquelles ils ne se sont pas fait immuniser, un tiers des répondants a avancé ne jamais être exposé aux tiques.

Et un tiers à peine a déclaré s’être délibérément décidé pour un nombre restreint de vaccins; celui contre les maladies transmises par les tiques n’en fait pas partie.

Environ une personne sur six n’avait pas connaissance de ce vaccin. Pourtant, près d’une personne sur deux y est favorable de manière générale.

Les répondants privilégient les vaccins contre le tétanos (près de 72 %), l’hépatite (65 %) et contre la rougeole, la rubéole et la varicelle (62 %). En revanche, seulement 30 % de personnes pourraient envisager le vaccin contre la grippe.

Créé: 27.06.2017, 13h55

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