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Santé Il crée une appli pour sauver son fils diabétique

Un père conçoit une application smartphone pour permettre à Théo de gérer ses repas et ses injections d’insuline en toute autonomie. Très utile pour d’autres aussi.

Image: Andree-Noelle Pot

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Avant chaque repas, Théo (10 ans) doit réfléchir à ce qu’il va manger, en quelle quantité, à ce qu’il va faire ensuite (sport, jeux devant l’ordinateur)… En fonction de ces paramètres, il doit alors s’injecter une certaine dose d’insuline. Un vrai casse-tête! Du moins, dans les premiers temps, lorsque son diabète a été découvert. L’enfant était alors âgé de 5 ans.

Le diabète, dont c’est aujourd’hui la Journée mondiale, frappe de plus en plus de monde: 400 000 personnes en Suisse, dont 90% atteintes de diabète de type 2 (fortement lié au mode de vie) et 10% de diabète de type 1, celui qui touche Théo. «Suite au diagnostic de notre fils, nous nous sommes retrouvés sous une montagne d’informations et l’obligation de tout devoir calculer ce qu’il mangeait. Cela a passablement chamboulé notre vie de famille», confie Louis Boyer, habitant à La Tour-de-Trême (FR), père d’une ado, Camille, et de deux fils jumeau, Romain et Théo.

Pour simplifier les choses et offrir un maximum d’autonomie à son petit garçon, Louis Boyer développe alors une banque de données dans laquelle il recense tous les aliments en fonction de leur indice glycémique, en collaboration avec le CHUV. Puis met au point une application iPhone, «GluCalc», qui permet de calculer la quantité d’insuline que le patient doit s’injecter en fonction du repas qu’il va prendre. «Il n’existait rien de tel, se mettant à la place du patient», explique-t-il.

Si cette application qui vient d’être mise en vente pour 2 fr. a été développée pour Théo, Louis Boyer espère qu’elle pourra également aider d’autres personnes atteintes de diabète. «En tout cas, c’est très facile à utiliser», assure le jeune garçon qui a très vite appris à se responsabiliser. «Je peux manger tout ce que je veux, mais je dois compenser avec des injections d’insuline, car mon pancréas ne fonctionne plus et, du coup, il ne gère pas le taux de sucre que j’ai dans le sang», explique-t-il. Et, s’il avoue qu’il fait parfois quelques petites entorses, il ajoute qu’il en ressent rapidement les conséquences. Mais tout cela ne l’empêche pas de vivre une vie tout à fait normale, où les copains et le sport occupent une place importante. (Le Matin)

Créé: 14.11.2013, 12h47

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