Jeudi 21 septembre 2017 | Dernière mise à jour 12:15

Santé Le pouvoir insoupçonné du câlin

Le contact physique prolongé libère des hormones favorables au bien-être. À l'occasion de la journée internationale des câlins, nous en avons fait l'expérience dans les rues de Lausanne.

Vidéo: Sophie Evard et Laura Juliano

Suivez-nous sur Youtube!

Retrouvez toutes les vidéo du «Matin» sur notre chaîne Youtube.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Temps maussade, journées courtes, fin des fêtes et solitude: le mois de janvier est connu pour être le plus délicat de l'année sur le plan émotionnel. Des scientifiques américains ont d'ailleurs qualifié le 16 janvier comme le pire jour de l'année. C'est pour redonner le sourire en cette période difficile située entre Noël et la Saint-Valentin, que le révérend américain Kevin Zaborney a déclaré en 1986 le 21 janvier «Journée Internationale des câlins». Une initiative qui a donné l'impulsion aux premiers mouvements «free hugs» à travers le monde.

«Comme une bulle d'oxygène»

À la veille de cette journée, nous avons mené l'expérience dans les rues de Lausanne. À peine sortie, la pancarte «Besoin d'un câlin?» a fait l'effet d'un aimant. Bien au-delà de nos attentes.

«C'est comme une petite bulle d'oxygène, confie Vincent en sortant des bras de Sophie, responsable des réseaux sociaux au «Matin». On n'a pas l'habitude de faire un câlin aussi long, ça change d'une simple accolade rapide. On se sent apaisé. À part à ma femme, je n'en fais pas souvent à mes proches. On a une culture qui est assez peu tactile, même dans le milieu familial. En général, on est plutôt bise ou "tape sur l'épaule" et ça nous va car on a l'habitude de ça, mais en sortant d'une telle expérience, je réalise que c'est un peu dommage. On devrait le faire plus souvent!» «ça déstresse, confirme Johana. Et ça rappelle plein de souvenirs de la maman, de la famille. Donc c'est agréable mais bizarrement, ça me rend aussi nostalgique!»

«Je suis une vieille dame, je vis seule, donc le contact physique c'est important et ce n'est pas si fréquent», explique Raymonde, visiblement émue. Rencontré sur la place Saint-François, Jean-Laurent n'a pas hésité une seconde. Et de livrer son analyse: «C'est plus facile à donner qu'à recevoir. Mais c'est important pour extérioriser ce qu'on ressent. On est dans une société où l'on pense qu'on communique très bien, mais je ne crois pas autant.»

Louisa, une jeune maman, atteste. «ça chauffe le cœur, et ça, beaucoup de gens l'ont oublié. Tout le monde est tout le temps sur son téléphone, on ne parle plus et on ne se touche plus. C'est bien dommage!»

Des propriétés curatives

Au delà des bienfaits sociaux et émotionnels évidents, le câlin a aussi de véritables propriétés curatives. Ce simple geste déclenche la sécrétion d'une série d'hormones bénéfiques pour la santé, telles que la dopamine, l’hormone du plaisir, l’ocytocine, celle de l'attachement et l'endorphine, qui accroît le bien-être.

Une réaction chimique qui a pour avantage de diminuer le stress, la fatigue et la douleur, éloigner la dépression, résorber l’hypertension, limiter les risques de maladies cardio-vasculaires et même renforcer notre système immunitaire, selon une étude menée par Jan Astrom, docteur en psychologie. Mais pour bénéficier de ces effets, il précise que le câlin doit durer plus de 10 secondes, ce qui n'est pas dans nos habitudes puisque la durée moyenne est estimée à 3 secondes.

Les scientifiques de l'Université de Miami School of Medicine ont également constaté une croissance plus rapide chez les bébés prématurés, une baisse du taux de glucose chez les enfants diabétiques et une diminution des symptômes des maladies auto-immunes.

Pour Philippe Jaffé, docteur en psychologie à l'Université de Genève, le câlin n'a jamais été aussi essentiel. «Dans un monde ou il y a peu de contacts tactiles, ce geste est très crucial: il permet, l'espace d'un instant, de renverser cette barrière naturelle invisible qui nous sépare.» Et d'ajouter: «En faisant un câlin, on focalise son esprit sur quelque chose de positif (et donc on oublie son anxiété), on profite d'un «coup de boost» provoqué par l'accélération du rythme cardiaque et on réduit son sentiment d'isolement.»

(Le Matin)

Créé: 21.01.2017, 09h10


Sondage

Etes-vous satisfait par l'élection d'Ignazio Cassis au Conseil fédéral?




Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.