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Pesticide Les araignées pourraient sauver les abeilles

Les araignées au secours des abeilles: une équipe de l'université britannique de Newcastle propose un nouveau pesticide à base de venin d'arachnide, qui épargnerait les précieux pollinisateurs.

Des scientifiques proposent un nouveau pesticide à base de venir d'arachnide. Celui-ci épargenerait les nombreux essaims d'abeilles qui sont en recul sur toute la planète.

Des scientifiques proposent un nouveau pesticide à base de venir d'arachnide. Celui-ci épargenerait les nombreux essaims d'abeilles qui sont en recul sur toute la planète. Image: AFP

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Depuis quinze ans, le nombre d'essaims de ces insectes est en recul sur toute la planète.

Le Hv1a/GNA, formule fabriquée à base de venin d'araignée et d'une protéine de perce-neige, «offre une alternative» aux très controversés insecticides néonicotinoïdes actuellement commercialisés dans le monde entier, assure le professeur Angharad Gatehouse, l'un des superviseurs du projet.

Le venin a été prélevé sur des araignées du type hexathelidae, les mygales les plus venimeuses, qui tissent des toiles en forme de tunnel.

Pour tester sa toxicité, les abeilles ont été nourries avec des doses de ce produit atteignant des niveaux bien supérieurs à ceux qu'elles pourraient rencontrer dans la nature. Or les effets sont «très légers» sur leur taux de survie et «indétectables» sur leur capacité d'apprentissage et de mémorisation.

Ce dernier point est crucial, précise l'étude publiée mercredi dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society B. Tout dysfonctionnement de ces fonctions «a des conséquences graves pour la survie des colonies, car des abeilles qui ne peuvent pas apprendre ne seront pas capables de trouver de la nourriture et revenir à leur ruche».

90% de la pollinisation

«Les larves sont aussi indemnes après avoir été exposées au Hv1a/GNA», précise Géraldine Wright, l'un des auteurs de l'article, qui a dirigé l'an dernier une étude prouvant les effets négatifs des pesticides néonicotinoïdes sur les capacités cognitives des abeilles.

«Près de 90% des plantes sur la planète dépendent directement ou indirectement des pollinisateurs pour leur survie», souligne-t-elle. «Si nous détruisons la biodiversité des pollinisateurs, alors l'efficacité de nos pesticides n'aura plus aucune importance puisque nous n'aurons plus de cultures à protéger», ajoute-t-elle.

Depuis quinze ans, le nombre d'essaims est en recul sur toute la planète, un phénomène baptisé syndrome d'effondrement des colonies. Le taux de mortalité des abeilles est d'environ 30% chaque année depuis 2007.

Bruxelles a interdit en 2013 pour deux ans l'usage des trois pesticides néonicotinoïdes. Mais les causes de la mortalité des abeilles sont multiples, et parmi elles figurent le Varroa, un acarien, le Nosema, un champignon, ou encore la monoculture. (ats/nxp)

Créé: 04.06.2014, 07h21

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