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Recherche Bonne nouvelle, le coronavirus mute peu!

Des scientifiques ont observé que la souche italienne était proche de la chinoise. Or un vaccin est plus efficace si le virus est stable.

La souche italienne ne présente que cinq variations avec la chinoise, ce qui est peu.

La souche italienne ne présente que cinq variations avec la chinoise, ce qui est peu. Image: iStock

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La question se posait: le nouveau coronavirus est-il en constante mutation? Il y avait eu notamment des rumeurs qu'une souche bien plus virulente se serait développée. Mais heureusement, cela ne semble pas être le cas.

Deux équipes de chercheurs italiens, l'une de l'Institut national des maladies infectieuses Lazzaro Spallanzani à Rome et l'autre de de la division médico-légale du Département des sciences biomédicales et de la santé publique de l'hôpital universitaire d'Ancône ont étudié son évolution depuis son apparition, explique Numerama. Elles ont comparé le génome du coronavirus récemment prélevé sur des patients italiens à celui de la souche chinoise, cartographié il y a deux mois à Wuhan.

Des vaccins longue durée

Alors oui, il existe des différences. Mais cinq variations seulement, ce qui est très peu surtout si l'on considère le nombre de cas qu'il y a eu entre-temps et la propagation de ce virus. «Nous aurions pu nous attendre à des dizaines de nouvelles mutations après tant de cycles infectieux chez les patients, a commenté le professeur Stefano Menzo , chef de la virologie à l'hôpital d'Ancône. Nos données initiales montrent qu'il s'agit d'un virus à ARN très stable. Un virus avec un génome stable est une bonne nouvelle pour le développement de vaccins car il indique que l'efficacité des vaccins pourrait être plus cohérente, peut-être sur plusieurs années.»

En effet, un vaccin sur un virus qui change beaucoup et rapidement risque fort de se montrer vite inefficace. Reste qu'il y a tout de même eu quelques mutations et qu'il est important de les comprendre, comme le souligne le Dr Maria Rosaria Capobianchi, cheffe du département de virologie de Institut Lazzaro Spallanzani: «Les génomes viraux sont dynamiques et ces données préliminaires nécessitent une analyse plus approfondie pour déterminer la signification biologique des variantes génétiques et pour étudier la voie évolutive du coronavirus.»

Découverte de trois femmes

Le Dr Maria Rosaria Capobianchi fait partie du groupe de ces trois femmes qui sont parvenues à isoler le coronavirus italien en février 2020, avec Francesca Colavita et Concetta Castilletti. Ce qui a constitué une avancée majeure pour la lutte contre ce virus.

Michel Pralong

Créé: 27.03.2020, 06h55

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