Mercredi 14 novembre 2018 | Dernière mise à jour 15:58

Système immunitaire du bébé Chercheuse récompensée à l'Uni de Berne

L'Université de Berne a distingué la médecin Stephanie Ganal-Vonarburg pour ses travaux sur l'influence des microbes intestinaux de la mère sur le système immunitaire du bébé.

Façade de l'Université de Berne.

Façade de l'Université de Berne.

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Stephanie Ganal-Vonarburg, de l'Université de Berne et de l'Hôpital de l'Ile de Berne, a pu démontrer avec ses collègues que des transmetteurs de la flore intestinale de la mère atteignent déjà l'enfant par le placenta durant la grossesse. Elle a reçu un prix doté de 30'000 francs.

Après l'accouchement, ces transmetteurs parviennent au bébé par l'intermédiaire du lait maternel. Cela contribue à la maturation du système immunitaire du nouveau-né, par exemple en le préparant à la colonisation par de bonnes bactéries.

Pour ses recherches, Mme Ganal-Vonarburg reçoit le prix Johanna Dürmüller-Bol DBMR, du «Department for BioMedical Research» (DBMR) de l'Université de Berne. Le prix, doté de 30'000 francs, a été décerné mercredi dans le cadre de la Journée de la recherche biomédicale, annoncent l'Université et l'Hôpital de l'Ile dans un communiqué.

Microbiome

Notre corps abrite une vaste communauté de microbes inoffensifs, appelée microbiome. Son influence sur notre santé fait l'objet de recherches intensives depuis plusieurs années. Ces microbes favorisent non seulement la digestion, mais influent également sur le système immunitaire.

L'enfant à naître dans le ventre maternel est généralement considéré comme totalement stérile dans la poche des eaux. Le bébé n'entre en contact avec les microbes que pendant et après sa naissance, avant d'être «colonisé» par ceux-ci.

Les travaux de Mme Ganal-Vonarburg montrent toutefois que l'influence du microbiome ne commence pas seulement après la naissance, mais déjà pendant la grossesse, écrivent l'Université et l'Hôpital de l'Ile. Cette influence est même parfois partiellement détectable à l'âge adulte.

Travaux à approfondir

La chercheuse souhaite utiliser l'argent de son prix pour étudier les effets à long terme du microbiome de la mère sur le système immunitaire de l'enfant. Elle souhaite également identifier les substances bactériennes présentes dans le lait maternel affectant positivement le système immunitaire de l'enfant.

"De telles substances pourraient être utilisées à l'avenir en médecine et aider à renforcer l'immunité des nouveaux-nés, a souligné Mme Ganal-Vonarburg. (ats/nxp)

Créé: 07.11.2018, 18h05

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