Mercredi 20 novembre 2019 | Dernière mise à jour 10:04

Science Les séquelles d'un AVC pourraient être amoindries

Des chercheurs bâlois ont découvert un facteur-clé qui pourrait aider le cerveau à se régénérer après un accident vasculaire cérébral.

Les résultats pourraient être utilisés pour développer de nouveaux traitements pour protéger et régénérer le cerveau après une attaque.

Les résultats pourraient être utilisés pour développer de nouveaux traitements pour protéger et régénérer le cerveau après une attaque. Image: Photo prétexte /Keystone

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Des chercheurs bâlois ont découvert un facteur-clé qui pourrait aider le cerveau à se régénérer après un accident vasculaire cérébral (AVC). Les résultats de leurs recherches sur les souris pourraient aider à développer de nouvelles approches thérapeutiques.

Si le cerveau «étouffe», il y a un risque de dommages graves: une insuffisance aiguë d'oxygène se termine dans un tiers des cas avec de graves handicaps ou la mort. Une telle asphyxie survient, par exemple, lors d'un AVC.

Des chercheurs de l'Université de Bâle, de l'Hôpital universitaire de Bâle et de l'Hôpital pédiatrique universitaire de Bâle (UKBB) ont identifié chez la souris une protéine qui joue un rôle-clé dans la prévention des dommages permanents après un tel déficit en oxygène. Ils ont présenté mercredi leurs résultats dans la revue «Nature Communications».

Refroidir le cerveau

Les chercheurs, dirigés par Sven Wellmann, Raphael Guzman et Josef Kapfhammer, sont partis de l'observation selon laquelle des dommages permanents peuvent être réduits ou évités chez les nouveau-nés souffrant d'une grave carence en oxygène pendant l'accouchement en refroidissant leur cerveau à environ 33 degrés celsius.

Cependant, ce traitement a des effets secondaires qui le rendent difficilement utilisable pour des adultes après un AVC, précisent les chercheurs.

Cependant, il est possible d'exploiter les mêmes voies de signalisation que celles déclenchées par le froid pour protéger les adultes contre les lésions cérébrales permanentes. À cette fin, les chercheurs se sont concentrés sur le rôle d'une protéine appelée RBM3, dont la production augmente dans les cellules exposées à de basses températures. L'effet protecteur de cette protéine sur les cellules nerveuses a déjà été démontré.

Autoguérison

Dans leur étude sur les souris, les scientifiques ont pu démontrer que le RBM3 joue un rôle-clé dans la survie et la prolifération des cellules-souches neuronales dans le cerveau après un AVC. Ces cellules-souches existent dans deux régions du cerveau adulte et lui donnent une certaine capacité d'autoguérison. Elles peuvent produire de nouvelles cellules nerveuses au besoin.

Les résultats sur le rôle-clé du RBM3 pourraient éventuellement être utilisés pour développer de nouveaux traitements pour protéger et régénérer le cerveau après un AVC, souligne l'hôpital universitaire de Bâle dans un communiqué mercredi. (ats/nxp)

Créé: 04.09.2019, 17h34

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