Mercredi 13 novembre 2019 | Dernière mise à jour 22:53

Espace L'éjection d'urgence de la capsule de la NASA a réussi

L'agence a testé, à vide, le système qui permettra aux futurs astronautes d'avoir la vie sauve en cas de pépin au décollage.

La vidéo du lancement et de l'éjection réussie. Images: NASA
Vidéo: NASA

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Les images promettaient d'être impressionnantes, elles l'ont été. La NASA a effectué ce mardi 2 juillet à 13 h (heure suisse) un test d'éjection de sa capsule d'Orion. Un test qui s'est fait évidemment sans équipage et qui, selon ce que l'on a pu voir sur les écrans et d'après les applaudissements du centre de contrôle, semble s'être parfaitement déroulé.

Remplaçant des navettes spatiales, ce vaisseau, assez semblable aux capsules d'Apollo qui ont amené les Américains sur la Lune, est celui qui transportera les nouveaux astronautes dans le cadre du programme Artemis. Celui-ci, nommé d'après le nom de la déesse grecque, sœur jumelle d'Apollon et déesse de la Lune, prévoit d'ici 2024 le retour sur la surface de notre satellite d'un homme, mais également l'envoi de la première femme. Artemis est également la première étape d'un plan plus ambitieux: l'envoi d'êtres humains sur Mars.

De quatre à six passagers

Mais pour y arriver, encore faut-il que les astronautes y parviennent vivants. Orion est conçue en gros comme Apollo, avec au sommet un module de commande qui abrite l'équipage, mais dont le volume habitable est plus de deux fois supérieur à celui que connaissaient les astronautes qui se sont rendus sur la Lune. Il peut transporter de quatre à six personnes et est réutilisable, se posant en mer lors de son retour. Contrairement au module de service situé en dessous qui, lui, est largué avant la rentrée dans l'atmosphère. Mais l'une des phases les plus risquées de ces vols est le décollage du vaisseau. D'où l'installation d'un système de sécurité spécial pour préserver la vie des astronautes, «dans le cas improbable où une urgence se présenterait lorsqu'ils se propulsent dans l'espace», écrit la NASA.

S'écarter de la fusée

Ce dispositif, nommé LAS (Launch Abort System ou Système d'interruption de lancement) permet d'enclencher des propulseurs, placés au-dessus du module de commande, qui l'éjectent du reste de la fusée. D'autres l'écartent et lui font prendre suffisamment d'altitude pour déployer les parachutes qui lui permettent ensuite de se poser en douceur dans l'eau. Ce système est composé de trois moteurs à propergol solide. Un moteur pour l'éjection, un pour écarter le module, avec une poussée de 181 tonnes et un dernier pour diriger la capsule, dans huit directions possibles.

La version test du module d'équipage Orion a été hissée avec une grue sur son lanceur. Photo: NASA/Tony Gray

Pour ce test, la NASA a fait décoller sa capsule et l'a fait grimper jusqu'à une altitude de 6 miles (9,6 km) dans l'atmosphère. C'est alors que l'éjection du module a été déclenchée. D'abord un grand nuage de fumée, puis le vaisseau s'est réorienté avant que le LAS n'éjecte la capsule. Le booster est ensuite retombé, comme l'a fait la capsule de son côté. On l'a vue tourbillonner, car ce test s'est fait sans les parachutes qui équiperont les vaisseaux habités. La NASA fera un débriefing environ deux heures après le décollage. Le premier vol, inhabité, d'une version complète d'Orion est prévu pour 2020, avec un survol de la face cachée de la Lune. Le premier vol avec équipage, qui sera une mission orbitale autour de la Lune, est agendé pour 2023.

Créé: 02.07.2019, 11h55

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