Mercredi 26 juin 2019 | Dernière mise à jour 07:38

Sciences Les robots arrivent, mais pour quoi faire?

Les machines font déjà partie de nos vies mais il reste encore passablement à faire pour les rendre plus performantes.


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Pour renseigner les gens, servir d'assistants personnels ou simplement tenir compagnie, les robots arrivent dans nos vies. Mais ces créatures évoquant la «Guerre des étoiles» ne sont pas encore très au point, et les usages dans un cadre domestique restent largement à inventer.

C'est surtout dans les magasins, gares, aéroports, musées ou centres de congrès que l'on devrait bientôt pouvoir croiser des robots plus ou moins futuristes, déployés à la rencontre du public. Ils comprennent vos questions, suivent votre regard, parlent plusieurs langues et ne s'impatientent pas s'ils doivent se répéter.

Vedette du salon Innorobo cette semaine à Paris, le plus connu est incontestablement Pepper, robot humanoïde très bavard conçu par SoftBank Robotics (nouveau nom de la société Aldebaran), déjà commercialisé au Japon.

Testé ces derniers mois dans des magasins Carrefour et des gares SNCF, Pepper va maintenant être disponible en Europe, à charge pour les entreprises intéressées de contacter des développeurs d'applications pour le configurer selon leurs besoins.

S'il estime que Pepper a sa place «dans tous les endroits où l'on a besoin d'accueillir des gens», Julien Seret, chargé du marché des professionnels chez SoftBank Robotics, se montre bien plus prudent sur son avenir chez les particuliers.

Inventer les applications

Ce sympathique robot très médiatique a, certes, trouvé sa place dans 7000 foyers de technophiles japonais depuis l'an dernier, mais le marché n'est pas encore mûr, selon M. Seret. On attend encore le retour de l'expérience nippone pour affiner les usages, et inventer les applications nécessaires. «Il faut que cela marche quand on sort le robot du carton», relève-t-il.

Pour Alain Goudey, professeur de marketing de la Neoma Business School, les robots ne sont pas encore assez au point pour faire leur entrée dans nos foyers. Leurs batteries sont trop faibles et ils ne comprennent plus rien dès qu'il y a un peu de bruit.

«Le premier réflexe, c'est 'waouh, c'est génial!'. Et puis on se demande: 'OK, c'est super, mais cela fait quoi?'», s'amuse le chercheur. Le niveau d'attente est d'autant plus élevé que les constructeurs ont souvent choisi des formes humanoïdes, constate-t-il.

Avec des déceptions quand la conversation avec la petite merveille de métal tourne rapidement à vide, quand bien même certains robots compagnons - comme Nao, qui a fait connaître Aldebaran avant la naissance de Pepper - ont fait leurs preuves dans des maisons de retraite ou auprès d'enfants autistes.

Service

D'où peut-être la naissance de Buddy (copain, en anglais), un drôle d'animal numérique sur roulettes avec une tablette à la place de la tête, qui reconnaît les personnes autour de lui, patrouille dans la maison, détecte les entrées et sorties, organise des visioconférences, fait réviser les leçons aux enfants...

«Buddy est là pour être adopté», note Marc Gourlain, le chef de produit, qui voit en lui «un nouveau membre de la famille».

Conçu par la start-up parisienne Blue Frog Robotics, ce robot compagnon souriant s'inscrit dans la lignée du tamagotchi - un animal de compagnie virtuel japonais qui a fait fureur à la fin des années 1990 - ou du chien-robot de Sony, Aibo. Il a aussi vocation à devenir une télécommande centrale pour les objets connectés de la maison.

«L'avenir de la robotique se trouve dans le robot de service, avec des robots qui sont au service de l'humain pour des tâches et répétitives et faciles à la maison», estime Fabrice Goffin, codirigeant de Zora Robotics, entreprise belge qui a fourni des systèmes d'exploitation à Aldebaran.

Lui-même annonce la sortie cet été de James, «un majordome connecté avec tout et n'importe quoi», qui pourra passer des commandes si votre frigo est vide. (ats/nxp)

Créé: 31.05.2016, 09h37

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