Dimanche 24 mars 2019 | Dernière mise à jour 11:37

Santé Trouble de l'attention: un guide voit le jour

L'Université de Fribourg s'est penchée sur le trouble de l'attention, le trouble psychique le plus fréquent chez les enfants.

Les symptômes du trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité se révèlent aussi multiples que les enfants qui en sont atteints.

Les symptômes du trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité se révèlent aussi multiples que les enfants qui en sont atteints. Image: Photo d'illustration/Keystone

Causes multiples

Le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) constitue le trouble psychique le plus fréquent chez les enfants. Ses causes peuvent être d'ordre génétique, neuropsychologique, mais aussi psychosocial.

Environ 5% des enfants sont concernés à l'échelle suisse et mondiale.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L'Institut de recherche et de conseil dans le domaine de la famille de l'Université de Fribourg publie des recommandations pour la prise en charge du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Le guide plaide en faveur d'un changement de perspective dans l'accompagnement.

Le document s'intitule «Prise en charge de l'enfant» et livre des recommandations pour la prise en charge du TDAH dans le processus de décision. En modifiant l'approche de l'accompagnement, il propose d'écouter et d'entendre les enfants, a indiqué jeudi l'Université de Fribourg dans un communiqué.

Des conseils

Le guide pose la question de savoir si les «gesticulations incessantes à table, les livres scolaires oubliés à la maison ou les chamailleries répétées dans la cour d'école font partie ou non de l'évolution normale d'un enfant ou s'ils sont les symptômes d'un TDAH.

Les symptômes du trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité se révèlent aussi multiples que les enfants qui en sont atteints. Les recommandations publiées par rapport au TDAH dans le processus de décision permettent d'aider les personnes concernées pendant la phase d'examen.

Les conseils délivrés par le guide ont pour objectif d'éviter que les enfants présentant des symptômes de TDAH fassent trop vite l'objet d'un traitement médical ou, inversement, qu'ils passent inaperçus et ne soient pas pris en charge.

Tous autour d'une table

En règle générale, quand il existe un soupçon de TDAH chez un enfant, quatre personnes au moins sont impliquées dans le processus d'examen et de décision: l'enfant lui-même, les parents, un enseignant et un professionnel de la santé.

Les recommandations en question suggèrent que ces parties prenantes se réunissent au moins une fois autour d'une table pour échanger, afin non seulement d'optimiser les ressources, mais aussi dans la perspective d'améliorer les compétences.

La table ronde peut compléter les entretiens bilatéraux usuels entre parents et enseignants, ou entre parents et le professionnel de la santé. L'important est que l'enfant puisse y être intégré. «Il doit pouvoir être informé des étapes éventuelles et exprimer son opinion», relève la juriste et professeure Sandra Hotz.

«L'enfant a des droits, et il importe de les garder à l'esprit tout au long du processus décisionnel», précise Sandra Hotz, qui a dirigé la rédaction de l'ouvrage, citée dans le communiqué. Les enfants doivent être confortés et pris au sérieux dans leur capacité à s'autodéterminer.

«Or, cette capacité d'autodétermination, qui se situe à l'interface des intérêts de la famille, de la formation et de la santé, doit être tout particulièrement prise en considération», ajoute la juriste et professeure.

Changement de perspective

La participation active ou passive des enfants dans le processus doit aussi sans cesse rappeler aux parties que l'enfant doit se situer au centre des décisions. Ainsi, il ne s'agit pas de traiter l'enfant pour qu'il ait moins de problèmes à l'école et à la maison, mais plutôt d'adapter l'environnement à ses besoins particuliers.

«De petits coups de pouce, comme une sélection spécifique de livres à l'école ou la mise en relief d'une phrase importante au surligneur dans un test, peuvent faciliter la vie de ces enfants», complète Sandra Hotz. Pour savoir où un enfant a besoin d'aide, où précisément se trouvent ses faiblesses, il est essentiel que tous les acteurs se parlent et conjuguent leurs efforts.

Les recommandations ont été élaborées avec le concours de représentants des sciences de la santé de l'Université des sciences appliquées de Zurich et de spécialistes en pédiatrie (hôpital cantonal de Winterthour), en pédopsychiatrie (clinique universitaire psychiatrique de Zurich) et en pédagogie. (ats/nxp)

Créé: 21.02.2019, 16h39

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.