Mercredi 13 décembre 2017 | Dernière mise à jour 13:40

Santé Une «liste noire» des médicaments à éviter

Le magazine «60 millions de consommateurs» a passé au crible 62 médicaments. Près d’un sur deux serait à proscrire.

Image: fotolia

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Le magazine 60 millions de consommateurs a dévoilé, ce mardi 14 novembre, une «liste noire» de produits à proscrire.

Le bilan est alarmant. Sur 62 médicaments «passés au crible»:
- 21% d’entre eux sont à privilégier pour leur rapport bénéfice/risque favorable» tels que Vicks Vaporub, Imodiumcaps, Gaviscon menthe, Forlax 10 G, ou encore Maalox sans sucre.
- 33% sont passables. Leur efficacité est faible ou non prouvée, mais ils sont généralement bien tolérés.
- 45% est à proscrire. Leur rapport bénéfice/risque est défavorable en automédication.

Les antirhumes en tête de la liste

Actifed Rhume, DoliRhume et Nurofen Rhume - des antirhumes - sont parmi les médicaments figurant en tête de cette «liste noire». L'aspect néfaste de ces produits réside dans le fait qu'ils cumulent plusieurs composés actifs - un vasoconstricteur (contre le nez bouché), un antihistaminique (contre le nez qui coule) et du paracétamol ou de l’ibuprofène (contre le mal de tête). Ces derniers augmentent le risque de surdosage et peuvent engendrer des des vertiges, des accidents cardiovasculaires ou neurologiques. Concrètement, c'est la pseudoéphédrine (vasoconstricteur) qui est à l'origine de ces problèmes.

Selon Paul Giroud, pharmacologue clinicien et un des auteurs de l'étude, cité par l'AFP, «les médicaments à base de cette substance pris par voie orale sont vendus sans ordonnance alors qu’ils délivrent jusqu’à 30 fois la dose de ceux qui s’administrent par voie nasale et qui sont accessibles seulement sur ordonnance».

Du côté des anti-toux, le constat est tout aussi inquiétant: un médicament à privilégier et 60% à proscrire. «C’est l’hécatombe par rapport à l’étude que nous avions réalisée en 2015, où il y avait 35% de médicaments à privilégier et seulement 50% à proscrire», explique le scientifique.

Une dégradation que la rédactrice en chef déléguée du magazine Adeline Trégouët a expliqué à l'AFP par le fait que «depuis juillet, les sirops ou comprimés à base de dextrométhorphane (ndlr: dérivé opioïde), une substance efficace sur certaines toux sèches et fatigantes, ne sont plus accessibles sans ordonnance». Et de préciser que cette situation est liée à l'émergence des «purple drank» - des cocktails mêlant sodas et produits pharmaceutiques - prisés par les ados.

Cette étude a été menée sous la direction du professeur Jean-Paul Giroud, membre de l’Académie de médecine, et de la pharmacienne Hélène Berthelot.

(Le Matin)

Créé: 14.11.2017, 10h31

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