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Science Découverte d'un gel malléable à volonté

Des chercheurs ont découvert comment modifier presque à volonté les propriétés d'un gel. Cette avancée ouvre la voie à la recherche d'une grande quantité d'applications, par exemple dans le domaine de la santé.

Les lentilles de contact notamment profiteront de la découverte des chercheurs de l'EPFL.

Les lentilles de contact notamment profiteront de la découverte des chercheurs de l'EPFL. Image: Reuters

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Les gels pour les cheveux bien sûr, mais aussi les lentilles de contact, les capteurs, les encres, les électrodes médicales et les implants mammaires profiteront de la découverte des chercheurs de l'EPFL, a communiqué lundi le Fonds national suisse (FNS). Pouvoir modifier à sa guise les propriétés absorbantes, la souplesse ou la transparence d'un gel intéressera bon nombre d'industriels.

Une équipe réunie depuis 2009 autour du professeur Giuseppe Foffi et du doctorant Francesco Varrato, soutenue par le FNS, a réussi à associer deux gels afin de pouvoir contrôler et modifier les propriétés du nouveau matériau combiné, le dénommé «bigel». Pour arriver à ce résultat, elle a eu besoin du concours de chercheurs de Cambridge (GB), spécialisés dans la connaissance des particules ADN.

Sur la base des recherches du professeur de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) concernant le cristallin de l'oeil, ceux-ci ont combiné des fragments d'ADN à des nanoparticules, créant ainsi un nouveau gel dont les propriétés ont été choisies à l'avance. En changeant la taille du réseau de particules, les physiciens arrivent à prévoir la sensibilité du gel à la lumière, ce qui détermine son degré d'opacité.

Réactif à la température

«Le 'bigel' peut aussi se révéler intéressant dans les domaines de l'énergie solaire ou de la mécanique», explique Giuseppe Foffi. «Dans ce dernier cas, on peut programmer les deux gels initiaux de manière à ce que les structures du matériau combiné changent en fonction de la température.»

En chauffant le «bigel», les composants se séparent. Les particules solides s'ajustent alors de manière différente - de la façon dont l'ont programmé les chercheurs - et le matériau revêt d'autres propriétés. Ce type d'interaction serait sans doute aussi utile pour les encres ou les gels pour cheveux, poursuit le professeur.

Le rapport de l'équipe de l'EPFL sera publié ces prochains jours dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA (PNAS). «Nous espérons que les chercheurs des sciences appliquées vont investiguer pour déterminer les utilisations les plus pertinentes de nos découvertes», dit Giuseppe Foffi, qui continuera de concentrer ses recherches sur la science de base.

Il prévoit notamment d'expérimenter le même procédé sur les mousses et les encres. Le chercheur n'exclut pas d'explorer d'éventuels «trigels» et autres «polygels». (ats/nxp)

Créé: 05.11.2012, 15h04

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