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Images L'impressionnante éruption du volcan Taal vue de l'espace

Un satellite japonais a capturé le monstrueux jet de vapeur et de cendres émis ce week-end aux Philippines.

Cette animation est une compilation d'images du satellite Himawari-8 et montre la croissance et la propagation du panache volcanique du 12 au 13 janvier. Images: Himawari-8/Agence météorologique japonaise

Cette animation est une compilation d'images du satellite Himawari-8 et montre la croissance et la propagation du panache volcanique du 12 au 13 janvier. Images: Himawari-8/Agence météorologique japonaise Image: Himawari-8/Agence météorologique japonaise

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Le 12 janvier, le volcan Taal s'est réveillé après 43 ans. La première éruption qui s'est produite est connue sous le nom d'éruption phréatique. Le volcan est en effet, comme on peut le voir ci-dessous, situé au milieu d'un lac et contient lui-même un lac dans son cratère. Le magma a chauffé cette eau jusqu'à la faire bouillir, générant une explosion de vapeur. Le premier panache, que l'on voit surgir sur les images prises par le satellite japonais Himawari-8 est donc essentiellement composé de vapeur d'eau, comme l'explique la NASA.

Le volcan Taal est une île dans un lac situé lui-même dans le sud de l'île de Luzon, aux Philippines. Image NASA

Le 13 janvier au petit matin, le volcan a émis une fontaine de lave durant une heure et demie. L'éruption a alors également projeté des cendres jusqu'à une altitude de 9 km, cendres qui ont été transportées jusqu'au nord de l'île de Luzon. Le panache a également charrié du dioxyde de soufre dont l'on voit ci-dessous les concentrations mesurées le 13 janvier par le satellite Suomi-NPP exploité par la National Oceanic and Atmospheric Administration avec la participation de la NASA et du département de la Défense.

Le dioxyde de soufre tel qu'il s'est propagé le 13 janvier. Image Suomi-NPP

Même si les autorités ont conseillé alors aux habitants d'éviter de respirer l'air vicié par les fumées du volcan, un volcanologue a expliqué à la NASA que les quantités de SO2 n'étaient pas suffisantes pour avoir un impact mesurable pour le moment. Mais le volcan lui-même demeure dangereux, une éruption de grande ampleur pouvant encore se produire.

Michel Pralong

Créé: 16.01.2020, 19h31

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