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Les tatoués et les piercés boivent plus que les autres

Les jeunes porteurs de piercings et/ou de tatouages, et surtout ceux qui cumulent ces deux attributs physiques, seraient de plus gros consommateurs d'alcool, selon une étude.

Image: Keystone

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De nombreuses études ont montré que les individus tatoués ou percés ont plus de probabilités d'avoir des comportements à risques (bagarres, sexe non protégé...) que les autres. Plusieurs enquêtes basées sur des questionnaires ont aussi trouvé une relation entre tatouages/piercings et consommation d'alcool.

L'originalité de l'étude conduite par Nicolas Guéguen (université de Bretagne-Sud), à paraître dans la revue spécialisée "Alcoholism : Clinical and Experimental Research", est qu'elle a mesuré le taux d'alcool expiré des participants, et reflète donc la consommation effective d'alcool.

L'enquête a été réalisée sur 4 samedis soirs, à la sortie de 21 bars différents de 4 villes de la côte bretonne. 2.970 jeunes clients (1.710 hommes et 1.260 femmes) ont été sollicités. 1.081 hommes et 884 femmes ont accepté de participer à l'étude et de souffler dans l'éthylomètre. La moyenne d'âge était de 20,6 ans pour les hommes et 20,2 pour les femmes.

"Nous avons trouvé que les personnes percées ou tatouées avaient consommé davantage d'alcool dans les bars le samedi soir que les clients des mêmes bars ni tatoués ni percés", a indiqué Nicolas Guéguen, cité dans un communiqué.

Parmi les femmes, les 537 sans tatouage ni piercing présentaient un taux d'alcool moyen de 0,12 mg par litre d'air expiré, contre 0,14 mg/l pour les 124 femmes tatouées, 0,20 mg/l pour les 138 femmes avec piercing et le double (0,24 mg/l) pour les 85 femmes avec à la fois piercing et tatouage.

Les 903 hommes ni tatoués ni percés présentaient un taux d'alcool moyen de 0,18 mg par litre d'air expiré, contre 0,19 mg/l pour les 98 hommes tatoués, 0,23 mg/l pour les 53 hommes percés et 0,26 mg/l pour les 27 hommes à la fois tatoués et percés.

"C'est la première fois que nous trouvons une relation entre tatouages, piercings et consommation d'alcool en France", a affirmé Nicolas Guéguen, suggérant que ces marques sur le corps puissent servir de "signes" pour les éducateurs et les parents.

Myrna Armstrong (Centre scientifique et sanitaire de l'Université technologique du Texas), qui a elle-même étudié le lien entre conduites à risques et tatouages et piercings, met cependant en garde contre les stéréotypes et la tendance consistant à "automatiquement" cataloguer un individu tatoué ou percé comme "une personne à risque".   (afp/Le Matin)

Créé: 17.04.2012, 16h14

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