Lundi 17 décembre 2018 | Dernière mise à jour 08:45

Arbitraire Des Belges veulent en finir avec l'accord du verbe avoir

Deux professeurs veulent que le participe passé du verbe avoir soit toujours invariable, car les élèves perdent leur temps à apprendre des règles jamais assimilées. Ils défient l'autorité de l'Académie française.

D'après les professeurs belges, les enfants passent près de 80 heures dans leur scolarité pour assimiler les règles d'accord du participe passé du verbe avoir. Une aberration selon eux.

D'après les professeurs belges, les enfants passent près de 80 heures dans leur scolarité pour assimiler les règles d'accord du participe passé du verbe avoir. Une aberration selon eux. Image: DR

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Les Belges en auraient-ils marre d'apprendre les multiples règles de l'accord du participe passé du verbe avoir ? Il semble bien que certains d'entre eux voudraient en finir. On accorde par exemple: «Les frites que j'ai mangées hier», mais on n'accorde pas si on dit: «Des frites, j'en ai mangé hier». Par contre, on accorde à nouveau si on dit:«Des frites, combien j'en ai mangées toute ma vie!» Tout cela est bien trop compliqué. La solution est simple: le verbe avoir devient invariable à jamais dans tous les cas de figure.

Deux professeurs de français de Wallonie, Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, ont fait publier lundi une tribune dans le journal français «Libération» afin d'attirer l'attention des Immortels de l'Académie française. «Le temps moyen consacré aux règles actuelles est de 80 heures, pour atteindre un niveau dont tout le monde se plaint, justifient les deux iconoclastes. Il serait tellement plus riche de le consacrer à développer du vocabulaire, apprendre la syntaxe, goûter la littérature, comprendre la morphologie ou explorer l’étymologie, bref, à apprendre à nos enfants tout ce qui permet de maîtriser la langue plutôt qu’à faire retenir les parties les plus arbitraires de son code graphique».

Ces deux professeurs ont le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du Conseil international de la langue française. Depuis quatre ans, ils tournent aussi avec une pièce de théâtre intitulée «La Convivialité», qui remet en cause les absurdités de l'orthographe française. Ils contestent tout à fait l'autorité suprême de l'Académie: «En réalité, aucune instance n’a le pouvoir d’imposer une règle d’orthographe, c’est l’usage qui fixe les règles. Donc il suffit de changer l’usage.»

On pourra écrire alors que l'usage a aboli les règles qu'ils n'avaient pas respecté.

(Le Matin)

Créé: 03.09.2018, 15h32

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