Dimanche 29 mars 2020 | Dernière mise à jour 23:51

Californie Bouleversés par la mort de leur chien, ils le clonent

Un couple de Californie a déboursé 50 000 dollars pour obtenir une copie de leur labrador. Cruel, jugent les défenseurs des animaux.

Ziggy, clone de Marley, dans un reportage de CNN.

Ziggy, clone de Marley, dans un reportage de CNN.

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Les Californiens Alicia et David Tschirhart n’avaient pas accepté une vie sans Marley, leur labrador, alors qu’il était atteint d’un cancer. Alors ils ont décidé de le cloner. Et ce couple vit désormais avec Ziggy. «Ils ont la même personnalité, ils jouent aux mêmes choses, ils préfèrent les mêmes jouets», affirme Alicia Tschirhart sur CNN.

Marley est décédé il y a cinq ans. Pour en effectuer une «copie», ce couple de San Diego s’était tourné vers une firme nommée ViaGen, leader pour ce service aux États-Unis. Facture pour le clonage du chien: 50 000 dollars. Mais les Tschirhart estiment que ça valait amplement le coup et se réjouissent que leurs enfants puissent grandir avec «bien plus qu’un simple souvenir de Marley».

Même procédé que pour Dolly

CNN explique que le procédé est le même que celui utilisé en 1996 pour la brebis Dolly, qui avait été le premier mammifère cloné de l’histoire. L’ADN de Marley a été inséré dans le noyau de l’ovocyte d’une chienne donneuse. Quand l’embryon s’est développé, relate Slate, il a été transplanté dans l’utérus d’une chienne porteuse.

Le clonage de chats et chiens est toujours plus populaire aux États-Unis, écrit CNN, mais sans détailler le nombre de cas par an. Du côté de ViaGen, on précise que la liste d’attente avant de récupérer le clone de son animal adoré est d’une année.

Technique condamnée

Le clonage d’animaux est surtout pratiqué aux États-Unis et en Corée du Sud. Et même si Alicia et David Tschirhart sont ravis d’avoir une copie de Marley, la pratique soulève des questions éthiques. Et est condamnée par les défenseurs d’animaux.

La raison? Le taux de réussite de l’opération est faible: il faut quelque 50 à 60 ovocytes pour parvenir à un clone, explique Slate. Il faut donc utiliser de nombreux animaux et, «entre opérations chirurgicales, prélèvements d’ovocytes et implantations d’embryons, les chiennes mères porteuses n’ont pas de répit».

Le clonage d’animaux est interdit dans l’Union européenne. En Suisse également.

Un photo de l'«original», Marley, montrée dans le reportage de CNN.

R.M.

Créé: 04.03.2020, 13h27

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