Vendredi 10 juillet 2020 | Dernière mise à jour 07:33

France Une cliente tweete, sa banque ferme ses comptes

Après avoir posté ses déconvenues sur le réseau social, Julie, une libraire de Clichy-la-Garenne, subit les foudres de son agence bancaire. Tollé.

Non seulement le compte professionnel de la libraire est résilié mais aussi ses comptes privés.

Non seulement le compte professionnel de la libraire est résilié mais aussi ses comptes privés. Image: Google Street View

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Julie, une libraire de Clichy-la-Garenne, s'est vue dernièrement durement sanctionnée par son agence bancaire, succursale de la Société Générale. Elle a reçu par recommandé l'annonce que son compte professionnel, son compte personnel, son compte joint, le compte de son compagnon et celui d'une de ses filles allaient être fermés d'ici soixante jours, rapporte Le Parisien. La sanction n'est pas liée à une quelconque difficulté financière ou a des défauts de paiements mais au fait d'avoir posté plusieurs messages sur Twitter pour interpeller son agence, faute de pouvoir joindre quelqu'un en direct.

Des messages vifs, mais restants polis, précise «Le Parisien», comme ceux qui apparaissent désormais régulièrement sur les réseaux, écrits par des clients confrontés à des répondeurs téléphoniques et autres numéros surtaxés sans personne à qui parler.

«Dans la foulée, j'ai reçu un appel du directeur de l'agence, non pas pour m'aider et trouver une solution à mon problème, mais pour me dire d'arrêter de tweeter et pour me menacer de fermer mon compte», raconte la libraire.

Recommandés en rafale

Elle reçoit ensuite un premier recommandé daté du 12 décembre. Une lettre à en-tête de la Société générale mettant fin au contrat, dans le délai de 60 jours légal. «J'ai néanmoins obtenu un rendez-vous auprès du directeur, le 20 décembre, cela a duré exactement six minutes», raconte Julie, qui était alors accompagnée de son conjoint. «Il a été totalement impossible de discuter et le directeur nous a indiqué qu'il faisait ce qu'il voulait et qu'il pouvait même clôturer tous nos comptes», souffle-t-elle.

Depuis, la libraire et son compagnon ont reçu trois autres recommandés datés du 21 décembre, soit le lendemain du rendez-vous, stipulant la fermeture de leurs comptes personnels. Un dernier recommandé (à ce jour) l'informant de la fermeture du compte en banque d'une de ses filles a suivi.

Totalement délirant

«C'est totalement délirant comme situation », souffle la commerçante clichoise qui a raconté sa mésaventure sur Facebook, cette fois, générant plusieurs centaines de partages et de commentaires de soutien. Certains relayant d'ailleurs des difficultés relationnelles avec cette même agence bancaire.

Créé: 03.01.2020, 15h46

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.