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«Tout va bien...» Quand je serai grand, je veux faire clown

Dans «Tout va bien, 1er commandement du clown», Pablo Rosenblatt et Emilie Desjardins ont filmé pendant deux ans le parcours de dix filles et quatre garçons qui changent de vie pour devenir clowns.

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Pour retrouver leur liberté, à contre-courant d'une société de la performance, cachés derrière un nez rouge, maquillés à outrance, qu'ils soient kinésithérapeute, comme Arnaud, ou infirmière, comme Audrey, ils apprennent avec force larmes à «chercher leur clown» au Théâtre du Samovar à Bagnolet, en banlieue parisienne.

Extravertis, introvertis, sensibles, maladroits, intelligents, les personnages de «Tout va bien...» sont très touchants avec leurs peurs, «car parfois le clown libre et affranchi fait peur», leurs doutes et leurs moments de grâce.

Cet art populaire séduit de plus en plus les femmes et les jeunes depuis une quinzaine d'années. Bien que dissemblables, tous mènent un combat pour lâcher prise, se mettre à nu - parfois au sens propre - et puisent au plus profond de leur être leurs faiblesses pour en faire des atouts dans la création de leur numéro. Ils invitent le spectateur à réfléchir sur la vie, ses convenances et archétypes et nous questionnent sur notre propre existence usant des situations tragiques pour déclencher le rire. «Le public veut voir le clown souffrir mais pas le comédien», martèlent leurs professeurs.

Pour quitter les habits de la société, cette drôle de troupe connaît joies et peines car la technique qui mène au rire et ramène à l'enfance est très compliquée avec des maîtres tour à tour pîtres et despotes.«Faire un film sur une école de clown, c'était pour moi entrer dans la définition qu'en donne Henry Miller: +le clown c'est le poète en action+ j'avais envie de raconter tout ça, qu'on sorte de ce film un peu réconciliés avec nous-mêmes. De dire au fond, +Tout Va Bien, Quoi...», confie Emilie Desjardins dans le dossier de presse. (afp/Le Matin)

Créé: 14.02.2014, 08h51

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