Mercredi 24 juillet 2019 | Dernière mise à jour 02:46

Illégal Quand Instagram devient un marché de la drogue

Aux Etats-Unis, les étudiants accros aux stimulants utilisent les réseaux sociaux pour dealer. Instagram prend des mesures.

Vidéo: Le Matin

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«Take Your Pills», un récent reportage diffusé sur Netflix a mis le doigt sur une tendance inquiétante en pleine explosion sur les campus américains. Sous la pression scolaire, de plus en plus d'étudiants dopent leurs performances à coup de médicaments, à l'origine conçus pour les patients atteints de troubles de l'attention.

La Ritalin ou l'Adderall, prescrits à tout va, sont utilisés quotidiennement par les adolescents, comme par leurs parents. Si bien que ce qui est à la base un dérivé de la métamphétamine, n'est plus considéré comme une drogue ou un traitement, mais à tord comme un complément alimentaire inoffensif et bien utile.

Facilité d'accès

Une méconnaissance du produit couplée à sa banalisation à travers les séries a renversé le tabou de sa consommation. Au point que les étudiants ne voient aucun inconvénient à publier des annonces sur les réseaux sociaux pour vendre ou acheter leur Adderall.

Malgré la facilité à se procurer ce médicament aux Etats-Unis, en faire un marché reste bien sûr interdit. D'autant plus que consulter le #adderall génère une recrudescence de publications similaires sur le fil des utilisateurs, poussant les plus vulnérables à la consommation. Les autorités sont parvenues à arrêter des étudiants insouciants par une simple recherche grâce au hashtag en question.

Des publications difficiles à filtrer

De quoi donner une mauvaise image à Instagram qui n'a pas l'intention de laisser faire. Mais pour l'instant, l'application détenue par Facebook s'avoue dépassée par les événements.

«Notre technologie n’est pas assez sophistiquée pour distinguer une publication qui tente de vendre de la drogue, ou simplement du Xanax pour les personnes anxieuses, a répondu Carolyn Everson, vice-présidente du marketing chez Facebook au Magazine Rolling Stone. Il y a manifestement du contenu qui passe, et qui est à l’encontre totale de notre politique – nous tâchons de progresser tous les jours.»

Créé: 24.10.2018, 19h17

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.