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Réseaux Les mamans 2.0 ont tous les trucs pour garder leurs enfants à l’œil

Combien d’enfants souhaitent ce dimanche une bonne fête à leur mère par SMS, WhatsApp, mail ou carrément Facebook ? Elles adorent, mais parfois, elles abusent aussi.

Pour Brigitte Rosset, comédienne, trois enfants:
«Si j’avais besoin de Facebook pour découvrir ses dérives, j’aurais raté quelque chose».

Pour Brigitte Rosset, comédienne, trois enfants: «Si j’avais besoin de Facebook pour découvrir ses dérives, j’aurais raté quelque chose». Image: Charly Rappo/arkive.ch

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C’est pratique et plutôt fun d’avoir une mère connectée. Les petits adorent envoyer des messages sympas à leur maman: «Quand mes filles écrivent «je t’aime», elles mettent souvent un cœur rose avec un émoticône», s’attendrit la comédienne Brigitte Rosset. Mais quand les enfants grandissent, c’est autre chose. Les mères ont parfois de la peine à lâcher la bride de leur ado et utilisent les nouvelles technologies pour les surveiller: à quelle heure s’est-il connecté la dernière fois à WhatsApp? Il dit qu’il est à son cours d’appui? Tiens, bizarre, il poste sur Facebook une photo d’un pique-nique avec des potes. Du baby phone vidéo qui réagit au moindre soupir jusqu’à la géolocalisation activée dans le portable de leur ado (si, si!), les parents – et les mères en particulier – repoussent le moment de la véritable séparation.

L’illusion du contrôle

Quand elles offrent un téléphone mobile à leur enfant – souvent à l’occasion de leurs premiers trajets seuls vers 10-12 ans – les mamans ont tendance à se rassurer elles-mêmes: «Cela contribue à l’illusion de pouvoir toujours garder un contact avec lui. Mais il faut qu’elles sachent une chose: plus on offre tôt un téléphone à un enfant, et plus il s’éloignera rapidement de ses parents», analyse le psychiatre Serge Tisseron. Certains enfants inventent avec le temps des subterfuges pour échapper au contrôle de papa-maman. «J’ai plus de batterie, pas la peine de me contacter durant les quatre prochaines heures», a texté un jour la fille de Sylvie à sa mère. «J’ai désactivé les données à l’étranger pour que ça ne vous coûte pas trop cher», argumente le gymnasien qui rentre d’un camp sans avoir donné aucune nouvelle de la semaine. La désertion de Facebook par les enfants et leur report sur d’autres réseaux moins fréquentés par des adultes s’expliquent aussi par ce besoin d’échapper à la surveillance parentale.

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Créé: 10.05.2014, 23h00

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