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Enseignement Nidwald veut à son tour bannir le français à l'école primaire

Jusqu'à présent, ce sont surtout les parlements, comme en Thurgovie, qui se sont prononcés contre l'enseignement du français à l'école primaire. A Nidwald, c'est le Conseil d'Etat qui s'y engage. Sur une initiative de l'UDC.

Après Thurgovie, c'est au tour de Nidwald de remettre en question l'enseignement du français à l'école primaire.

Après Thurgovie, c'est au tour de Nidwald de remettre en question l'enseignement du français à l'école primaire.

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La place de l'enseignement du français agite les milieux politiques alémaniques. Après la décision thurgovienne de retirer le français du programme de l'école primaire, le canton de Nidwald pourrait faire de même.

Selon le Tages-Anzeiger, le Conseil d'Etat soutient une initiative de l'UDC sur les langues étrangères. Le gouvernement nidwaldien s'oppose ainsi au compromis préconisé par la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP).

La décision devrait être annoncée mercredi 27 août, en même temps que la publication d'un rapport qui analyse la situation de l'enseignement du français à l'école primaire.

L'anglais jugé plus important

A Nidwald, l'UDC a déposé une initiative qui exige l'enseignement d'une seule langue étrangère, contre deux actuellement. Et le Conseil d'Etat veut donner la priorité à l'anglais, invoquant des sondages au sein des enseignants, des parents et des cours professionnels où l'anglais est jugé plus important que le français.

Pour les initiants, les milieux scolaires, tant les enfants que les enseignants, sont déjà surchargés et l'allemand comme langue principale ne doit pas être négligée. En outre, l'école ne doit pas sacrifier l'enseignement des sciences naturelles au profit des seules langues. Des arguments qui ont convaincu le Conseil d'Etat nidwaldien, composé de deux UDC, deux PDC et trois PLR.

Apaiser les cantons romands

Le gouvernement se défend pourtant de vouloir affaiblir l'enseignement du français et parle de réorientation puisque les heures de français seront augmentées au niveau secondaire. Et les élèves pourraient aussi se voir contraints à un séjour linguistique en Suisse romande.

Le Conseil d'Etat s'attend ainsi à ce que les petits Nidwaldiens soient plus à l'aise avec le français que les écoliers des autres cantons. Il espère surtout convaincre les cantons romands et éviter l'avalanche de réactions qui a suivi la décision thurgovienne.

Créé: 27.08.2014, 10h37

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