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«Seabin Project» Des poubelles flottantes pour dépolluer les ports

Deux Australiens ont développé un dispositif capable de ramasser les déchets avant qu’ils ne partent au large. Six machines seront prochainement installées dans les ports de Paris.


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Conscients de la pollution grandissante de nos mers et océans, Andrew Turton and Pete Ceglinski, deux Australiens, ont décidé d'unir leur force pour lutter contre ce fléau. Concrètement, ils ont inventé un dispositif capable de ramasser les déchets avant qu’ils ne partent au large.

Baptisé «Seabin», soit «poubelle des mers», leur ingénieux projet a vu le jour grâce au financement participatif, lancé en 2015. Il leur a permis de récolter plus de 267'000 dollars. Dès 2016, l'engin a été testé durant une année au port de la Grande-Motte au Sud de la France. Et il a fait ses preuves.

«Aujourd’hui les résultats sont probants», a confié Eric Pallier, directeur du port pilote de la Grande-Motte, à WeDemain.fr. Et de souligner: «Mais une seule Seabin ne suffit pas. Son efficacité dépend de la spatialité des ports (très urbains ou non), du vent, des courants... Pour être le plus efficaces possible, nous allons en installer dix, contre six aujourd'hui. En une journée, on peut faire deux ou trois levées de sacs remplis, et donc remonter jusqu’à 30 kg/jour pour une poubelle».

Elle ramasse des microplastiques de 2mm

Une fois installée dans le bassin du port, la poubelle flottante - dotée d'un système de pompe - crée un courant continu à l'intérieur. Ce dernier est «suffisamment faible pour permettre aux poissons de l’éviter, mais assez puissant pour attirer les déchets et les empêcher de ressortir». En moyenne, elle peut contenir 20 kilos d’ordures - dont des microplastiques mesurant jusqu’à 2mm. Une fois pleine, elle est vidée par des agents portuaires.

En France, ces machines ont déjà séduit les ports de Toulon, Marseille et du Golfe-Juan. Elles seront prochainement installées à Paris, «à l’ouverture des bassins de baignade», à en croire «Le Parisien».

Pete et Andrew ne comptent pas en rester là. A l'avenir, ils espèrent développer des Seabin fonctionnant à l'énergie solaire.

Créé: 30.05.2018, 20h36

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