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Lucerne Polly la poupée sexuelle débarque dans les salons suisses

Un studio lucernois propose les services d'une poupée en silicone grandeur nature qui assouvit les désirs de ses clients.

Image: studio-elite.ch

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Les poupées sexuelles existent déjà dans les lupanars étrangers. Elles débarquent désormais en Suisse. Ainsi, le studio Elite s'est offert pour 2000 euros les services de Polly. Prix de la passe: 100 francs, contre 240 francs avec une vraie prostituée, rapporte mardi 20 Minuten.

La poupée, qui pèse 35 kilos, est censée représenter une jeune femme de 22 ans. Dotée d'une poitrine plus que généreuse, elle est fabriquée en élastomère thermoplastique et serait «particulièrement mobile à l'intérieur, grâce à une ossature métallique flexible qui permet des changements de position simples», selon le site web du studio. Elle est nettoyée, désinfectée et polie après chaque utilisateur, précise-t-on.

Interrogée par le journal, une collaboratrice indique que Polly est pour l'instant très sollicitée. Ses clients ont en moyenne 45 ans, mais un jeune de 19 ans l'a déjà testée, indique-t-elle. L'employée du studio Elite ne craint pas pour autant la concurrence: «c'est très différent que d'avoir un rapport avec une vraie femme», selon elle. «Les gens veulent surtout l'essayer.»

Risques psychiques

Du côté des psychologues, on estime que seule une petite minorité d'hommes ont envie de sexe avec des poupées. «Ils y voient des avantages, explique Thomas Spielmann, car elles n'ont pas d'odeur et ne secrètent pas de fluides corporels». Autre atout: certains n'ont ainsi pas à se préoccuper d'être à la hauteur des attentes de leur partenaire.« Ils n'ont donc ni pression, ni stress», estime-t-il.

Mais le sexe avec des poupées peut aussi avoir des conséquences néfastes: en effet, les habitués risquent de vouloir expérimenter sur de vraies femmes certaines pratiques qu'ils osent sur des mannequins en silicone, redoute le psy.

Du côté des féministes, les critiques sont également nombreuses. Ainsi à Paris, lorsqu'un salon dédié aux poupées sexuelles a ouvert ses portes en février, un groupe a protesté et réclamé sa fermeture. Motif: l'établissement promouvait ainsi la culture du viol. En Allemagne, on reproche en outre à certaines poupées d'avoir des traits de caractère trop enfantins.

Créé: 22.05.2018, 16h27

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