Vendredi 16 novembre 2018 | Dernière mise à jour 08:10

Sexualité Ils prônent l'abstinence masturbatoire

Le mouvement «No Fap Challenge» vante les bienfaits de se priver de masturbation et de pornographie.

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Photo d'illustration. Image: iStock

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C'est sur le site «StopFap» que les partisans de ce mouvement prônant l'abstinence masturbatoire se retrouvent.

Selon Slate, ils sont plus de 7000 à y être inscrits. «StopFap» vante notamment plusieurs bienfaits que l'arrêt de la masturbation peut apporter, au premiers rangs desquels un «gain de temps», une« meilleure santé» ou encore «un meilleur pouvoir de séduction».

Sur le site, les membres, en grande partie des hommes, sont répartis en plusieurs grades permettant de distinguer ceux qui résistent des autres. Et les motivations qui ont poussé les partisans à adhérer au mouvement sont diverses. «À force de se branler, quand on est face à quelqu’un en réel, on ne bande plus, on n’est plus réceptif à l’autre», explique l'un d'eux à Slate, tandis qu'un autre évoque «un sentiment de honte». «Chaque masturbateur a honte de se branler et est tétanisé à l'idée que celui qui lui parle pense qu'il s'est branlé récemment. C'est un cauchemar», confie-t-il.

Combattre le porno

Si une présence religieuse se fait ressentir sur le site, son fondateur souligne qu'il s'agit avant tout de combattre la dépendance à la pornographie. «Si le porno n'existait pas, nous ne ressentirions pas l'envie de nous masturber autant. Une fois devenu accro au porno, on devient de fait accro à la masturbation», explique-t-il.

Une théorie que Philippe Arlin, psychologue spécialisé en sexologie, ne partage pas. «L’addiction est bien plus au porno qu’à la masturbation, indique-t-il. Au grand maximum, 10% des accros à la masturbation le font sans film porno. On est dépendant du support, mais pas de l’acte». Et d'ajouter: «Si quelqu’un arrête la masturbation alors qu’il n’a pas de vie sexuelle, ça me gêne.»

Si la plupart des sexologues interrogés par Slate met en garde contre la masturbation à outrance, qui peut développer une addiction, elle est donc loin de prôner l'abstinence. «Pour un jeune qui n’est pas en couple et qui n’a pas d’exutoire sexuel, il faut encourager la masturbation», affirme même Evelyne Schreier, docteur en psychologie. (Le Matin)

Créé: 22.03.2018, 09h32

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