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Collision en Italie Sept morts et deux personnes arrêtées dans le drame de Gênes

Le dernier bilan de la collision mardi soir d'un porte-conteneurs contre une tour de contrôle du port de Gênes est de 7 morts, 4 blessés et 2 disparus. Deux personnes, dont le commandant du navire, sont sous enquête.

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Une collision spectaculaire dans la nuit de mardi à mercredi d’un porte-conteneurs avec une tour de contrôle dans le port de Gênes, en Italie, a fait au moins sept morts. Deux personnes, dont le commandant du navire, ont été placées sous enquête.

Dans une déclaration devant les députés italiens, le ministre des Transports et de l’Infrastructure, Maurizio Lupi, qui s’était rendu dans la matinée à Gênes, a présenté une liste officielle faisant état de sept morts, quatre blessés et deux disparus, tous identifiés.

Deux enquêtes

«Cinq corps ont été récupérés et deux autres découverts, mais pas récupérés. Il y a deux enquêtes, une de la justice et l’autre des gardes-côtes», a déclaré à la chaîne de télévision SKY TG-24 Filippo Marini, chef du service de presse des gardes-côtes.

La justice a ouvert une enquête contre le commandant du «Jolly Nero» pour homicide par imprudence et elle a mis sous séquestre le navire. Le pilote du port, qui assistait le commandant au moment de l’accident, a également été placé sous enquête, a précisé le procureur de Gênes, Michele Di Lecce.

Les pompiers ont déployé des équipes de plongeurs, et des spécialistes avec des chiens. Toutes les forces locales participent aux opérations, selon Amalia Tedeschi, ingénieure auprès des pompiers de Gênes. Une grue dégageait les débris de la tour, tandis que le navire avait été déplacé pendant la nuit.

Le maire de Gênes, Marco Doria, a proclamé une journée de deuil dans la cité, après «le très grave accident survenu au port, qui frappe la ville toute entière».

Fausse manoeuvre

Peu après 23h00, au moment de sortir du plus grand port industriel d’Italie, le «Jolly Nero», un porte-conteneurs de la compagnie Messina mesurant près de 200 mètres de long, a fait une fausse manoeuvre. Il a heurté de plein fouet la Palazzina Piloti, d’où sont contrôlés les mouvements des bateaux.

La tour de contrôle de 50 mètres de haut, semblable à celles que l’on voit dans les aéroports, s’est alors effondrée dans l’eau. Deux petits bâtiments, faisant partie de la capitainerie et situés à côté de la tour, ont également été détruits. Ne subsiste que l’escalier métallique de secours de l’un de ces bâtiments.

Les treize personnes, qui se trouvaient dans la tour au moment du choc, sont tombées à l’eau. Les plongeurs secouristes, arrivés très vite sur les lieux, ont repêché dans un premier temps neuf personnes, dont trois cadavres.

Le président de l’Autorité portuaire, Luigi Merlo, ainsi que le maire, Marco Doria, ont également accouru sur les lieux. «C’est incroyable. Les conditions de navigation étaient optimales, il n’y avait pas de mouvements de navires dans le port, pas de vent, c’était une opération de routine», a déclaré M. Merlo.

«Il est très difficile d’expliquer comment cela a pu se produire, car le bateau se trouvait à un endroit où il n’aurait pas dû être», a ajouté M. Merlo.

Moteurs mis en cause

Selon les premiers témoignages, il semblerait que deux moteurs se soient grippés, rendant le porte-conteneurs incontrôlable. Un pilote de la capitainerie se trouvait au gouvernail du navire qui était accroché à deux remorqueurs du port, ce qui rend l’accident encore plus incompréhensible.

En appelant à une minute de silence au Sénat, Maurizio Rossi sénateur de la Ligurie, dont Gênes est la capitale, a souligné que la tragédie «frappait au coeur la première industrie de la ville qui traverse par ailleurs une grave crise économique».

Cet accident rappelle douloureusement aux Italiens la tragédie du Costa Concordia. Ce paquebot de croisière avait fait naufrage le 13 janvier 2012 après avoir heurté un rocher à proximité de l’île toscane du Giglio, causant la mort de 32 personnes. (afp/nxp)

Créé: 08.05.2013, 06h47

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