Vendredi 20 juillet 2018 | Dernière mise à jour 07:51

Automobilisme Sébastien Loeb en mode manager

Le nonuple champion du monde de rallye a fondé sa propre écurie automobile en 2011. L’objectif: révéler les talents de demain. Une initiative qui lui tenait à cœur.

Vidéo: Laura Juliano

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L’arrivée était digne d’une rock star. Sébastien Loeb s’est rendu hier à Menthières, à une heure de Genève, pour assister à une séance d’essais des deux pilotes suisses de son écurie, Nicolas Lathion et Yannick Schiber. En milieu de journée, le Français débarque au volant d’une Lamborghini grise, lunettes de soleil sur le nez. Immédiatement, le bal des ingénieurs s’arrête, les journalistes présents sur place accourent vers lui, quelques fans bien informés viennent voir leur idole en chair et en os. Le Français cristallise l’attention. La star, c’est lui. Le pilote n’est plus à présenter. Sa nouvelle facette de manager, en revanche, est nettement moins connue.

Il y a sept ans, le nonuple champion du monde de rallye a fondé un team à son nom, le Sébastien Loeb Racing (SLR). Un projet lancé en compagnie de celui qui l’a pris sous son aile au début de sa carrière: Dominique Heintz. «Il m’a permis d’en être là où je suis arrivé. Histoire de renvoyer l’ascenseur, on s’est dit que ce serait sympa de monter quelque chose ensemble», confie Sébastien Loeb. Reconnaissant envers son mentor, l’Alsacien a ressenti le besoin d’épauler la nouvelle génération. «C’est venu à la fin de ma carrière en WRC (le championnat du monde, ndlr), indique-t-il. Ça me tenait à cœur. Dominique m’a donné ma chance, donc je me suis dit que ce serait intéressant si je pouvais à mon tour aider les pilotes qui débutent.»

Des résultats encourageants

Fondé dans cette optique, le SLR axe son recrutement en priorité sur de jeunes disposant d’une importante marge de progression. «On prospecte un petit peu partout pour trouver des éléments répondant à ce critère. Parfois, certains viennent d’eux-mêmes», précise Sébastien Loeb. Il est aujourd’hui composé de huit pilotes et évolue dans quatre disciplines: WTCR (Coupe du monde FIA des voitures de tourisme), rallycross, Porsche Carrera Cup et rallye. Avec des résultats plus qu’encourageants. En sept ans, le team a glané cinq titres en Porsche Carrera Cup, entre autres, et accroché de nombreux podiums, notamment dans les compétitions internationales. Ce qui est loin de suffire à l’ambitieux champion. «L’objectif est d’intégrer le circuit international de rallye dans les années à venir», expose-t-il.

Un rôle de conseiller technique

Malgré un emploi du temps chargé, le Français, qui réside du côté de Nyon, se montre particulièrement engagé au sein de son écurie. «Il ne peut pas toujours être là mais quand il est disponible, il vient pour conseiller les jeunes. Il chapeaute la ligne directrice du SLR et donne son avis technique», explique Sacha Joran, ingénieur du team. Sébastien Loeb, de son côté, se veut plus mesuré sur son rôle: «Au quotidien, c’est Dominique Heintz le vrai manager. Je suis davantage présent en ce qui concerne la prise de décision sur des choix stratégiques, de pilotes, de programmes, de voitures, etc.» Il compte toutefois être plus présent, une fois sa carrière de pilote définitivement terminée. «Le jour où j’arrêterai, cela me permettra de garder un pied dans le sport automobile», conclut-il. La légende du rallye n’est donc pas près de dire adieu à son premier amour. Celui de toujours.


Sa curiosité le pousse encore

PILOTE Même s’il n’est plus sur le toit du monde, Sébastien Loeb continue de profiter de sa passion. Trois ans après sa dernière course en WRC, le Français a effectué son retour lors du rallye du Mexique, début mars, terminant cinquième à cause d’une crevaison. Il a enchaîné un mois plus tard avec le Tour de Corse, où il a été contraint d’abandonner après une faute. «Ce sont des choses qui arrivent à tout le monde, commente Sacha Joran. Sébastien reste impressionnant. Il a conduit des voitures bien différentes de celles avec lesquelles il avait l’habitude de rouler avant. Il a juste eu le temps de faire quelques essais et malgré cela, il restait bien meilleur que beaucoup de pilotes, qui ont eux l’habitude de ces nouvelles voitures». Sébastien Loeb participera également au rallye d’Espagne, en octobre.

Initialement, l’Alsacien avait arrêté sa carrière en rallye en 2012. Depuis, il a effectué quelques piges en WRC au cours des dernières années. «J’aime bien y revenir de temps en temps, parce qu’on ne retrouve ces sensations dans aucune autre discipline. Je le fais par pur plaisir, sans aucune pression. Ça s’arrête là», assure-t-il.

Pikes Peak et Rallye Dakar

Outre ces retours ponctuels, Sébastien Loeb s’est essayé à d’autres disciplines automobiles, notamment sur circuit: le WTCC (devenu WTCR), la Porsche Cup, le GT et même la Formule 1, à l’occasion de quelques essais. Il goûte également à la mythique Pikes Peak (course de côte aux États-Unis, où il établit un nouveau record en 2013) ainsi qu’au Rallye Dakar (où il a terminé deuxième l’an dernier). «J’avais envie de voir autre chose. Après, c’est une question d’opportunité. Je m’engage dans les projets que je trouve intéressants», affirme-t-il.

Actuellement, l’Alsacien s’implique dans le rallycross: «Il y a énormément d’adrénaline au départ, les voitures ont 600 chevaux, j’aime beaucoup.» Quant à d’éventuels projets pour le futur, le principal intéressé ne donne aucune indication, indiquant tout de même qu’il «en a déjà fait pas mal».

(nxp)

Créé: 20.04.2018, 13h36

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