Mercredi 20 septembre 2017 | Dernière mise à jour 05:42

Wimbledon Roger Federer: «Je crois que vous auriez rigolé»

Après son huitième sacre record, le Bâlois est revenu sur son incroyable début d'année 2017. Interview.

La réaction de Marin Cilic

«C'était vraiment le mauvais jour pour que ça arrive. C'était une très vilaine ampoule. Je l'avais senti contre Querrey en demi-finale. Le liquide s'écoulait sous ma corne. (...) Lors des trente dernières heures, (les médecins) ont été constamment à mes côtés. Ils ont fait ce qu'ils ont pu, mais j'avais toujours mal. A chaque fois que je devais réagir vite, changer de direction, je ne pouvais pas le faire. (...) J'ai ressenti beaucoup d'émotions (lors de la pause médicale durant le 2e set, NDLR) car j'ai tellement travaillé ces derniers mois. (...) C'est tellement pas de chance. (...) Je savais que je ne pouvais pas donner le maximum sur le court (...) Sur un si gros match, c'était difficile à vivre. C'est tout. Ce n'est pas la douleur qui m'a fait pleurer, mais le fait de ne pas pouvoir donner le meilleur. (...)

C'était difficile de se concentrer sur le match car mon esprit était constamment gêné par la douleur. C'était dur de réfléchir à la tactique, à ce que je devais faire. C'est pour ça que j'ai mal servi aujourd'hui. (...) Une si petite chose peut avoir un si grand impact. C'est très dur à accepter. Mais, je suis vraiment fier de tout ce que j'ai accompli durant ces deux semaines. Je dirais que j'ai joué le meilleur tennis de ma vie. C'est ce que je vais garder comme souvenir.»

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«Je crois que vous auriez rigolé si je vous avais dit que je gagnerais deux tournois du Grand Chelem cette année», a lâché Roger Federer en conférence de presse dimanche après son sacre de Wimbledon. «Oui, c'est incroyable et je ne sais pas combien de temps ça va encore durer», a poursuivi le Bâlois, qui arborait un t-shirt spécialement conçu par son équipementier avec un «8» remplaçant le «g» du mot «Roger».

En 2001, vous battiez votre idole Pete Sampras en 8e de finale à Wimbledon. Imaginiez-vous à ce moment-là pouvoir gagner huit titres à Wimbledon?

«Non, je ne pensais pas connaître autant de succès. J'espérais alors avoir la chance d'atteindre un jour une finale et me battre pour gagner le tournoi. Gagner huit titres, ce n'est pas quelque chose que l'on peut viser. Si vous le faites, c'est que vous avez beaucoup de talent et que vos parents, vos entraîneurs vous poussent depuis que vous avez trois ans et vous voient comme une sorte de projet. Je n'ai pas été cet enfant-là. J'étais juste un gamin normal de Bâle, qui espérait gagner sa vie en jouant au tennis. J'ai rêvé d'y parvenir, j'ai travaillé dur et cela a payé.»

Quels changements avez-vous apporté à votre préparation?

«Ils étaient uniquement basés sur la santé. Ce n'était pas du tout sur mon jeu. Il a été uniquement question de me préparer à être physiquement capable d'affronter les meilleurs, pendant cinq sets, durant sept matches. C'était mon but et on a réussi. Quand je me suis présenté à Wimbledon, j'étais déjà très content.»

Avez-vous l'intention de revenir en 2018?

«Je me vois complètement jouer ici l'année prochaine. Mais parce que c'est loin, parce qu'il s'est passé ce qu'il s'est passé l'année dernière (blessure à un genou à Wimbledon) , je veux juste faire comprendre aux gens que j'espère revenir. Mais il n'y a aucune garantie, surtout à 35-36 ans.»

Peut-on imaginer vous voir jouer jusqu'à 40 ans?

«Si la santé suit et que tout va. Si vous prenez 300 jours de repos par an, qu'on vous met au frigo et qu'on vous ressort juste pour préparer Wimbledon, vous ne risquez pas de blessure. Mais jouer à Wimbledon et gagner Wimbledon sont deux choses différentes. Ne l'oubliez pas.»

Pourquoi est-ce tellement spécial pour vous de gagner à Wimbledon?

«Wimbledon a toujours été, et sera toujours, mon tournoi favori. Mes héros ont foulé ces courts. Grâce à eux, je crois que je suis devenu un joueur meilleur. Marquer l'histoire ici à Wimbledon, ça veut dire beaucoup pour moi pour cette raison. Tout simplement. Le truc amusant, c'est que je n'ai pas pensé à ça du tout pendant la cérémonie, ni durant la journée. J'étais juste content de pouvoir gagner Wimbledon car le chemin a été long. Être le nouveau champion de Wimbledon, pour encore un an, c'est quelque chose que je vais savourer.»

Votre performance vous surprend-elle?

«Je suis vraiment étonné du déroulement de mon année, de mon niveau de jeu au quotidien. Je savais que je pouvais encore peut-être faire de grandes choses, mais pas à ce niveau. Je crois que vous auriez rigolé si je vous avais dit que je gagnerais deux tournois du Grand Chelem cette année. Les gens ne m'auraient pas cru. Oui, c'est incroyable et je ne sais pas combien de temps ça va encore durer. Mais je dois me concentrer sur ma santé, peut-être que si je fais ça, des choses que je pensais impossibles vont devenir possibles.»

(ats/nxp)

Créé: 16.07.2017, 21h02

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