Dimanche 31 mai 2020 | Dernière mise à jour 09:06

Rallye Le couple doit se remettre d'un gros accident

Les Jurassiens Steeves et Isabelle Schneeberger ont un défi compliqué à relever sur les routes du Rallye du Valais: se relever après une sortie de route impressionnante.

Steeves et Isabelle Schneeberger doivent se remettre d'un gros accident.

Steeves et Isabelle Schneeberger doivent se remettre d'un gros accident. Image: Keystone

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«Quand on tombe de cheval, la meilleure chose à faire est de remonter immédiatement en selle», dit le dicton. C'est pareil après une chute de vélo et pour pas mal de choses dans la vie. Le rallye ne fait surtout pas exception. Steeves Schneeberger peut en parler, lui qui sort tout juste d’une grosse «boîte» au Rallye du Tessin et qui a encore des trémolos dans la voix quand il l’évoque.

Jeudi soir, avant de s’élancer à l’assaut des 18 spéciales, des 640 kilomètres du parcours et des quelques 240 bornes chronométrées, le Jurassien semblait encore un peu sous le choc en conférence de presse d'avant-course. «On a fait des tests hier (ndlr: mercredi) et ça a été difficile de reprendre de la confiance, aussi bien pour moi que pour mon épouse (ndlr: Isabelle, sa copilote). C’est beaucoup d’émotions», a-t-il dit, aux côtés de ses rivaux pour le titre national et la victoire en Valais, qui semblaient comprendre d’où revenait leur collègue.

«Aller crescendo»

Après son accident tessinois le couple s’est donc remis en selle rapidement, mais il est compliqué de retrouver tout de suite confiance dans leur Ford Fiesta. «On a fait deux tours du parcours des Casernes à Sion et c’était important pour nous de se lancer. Dans ma tête, dans nos têtes, il faudra aller crescendo, a annoncé le pilote vainqueur cette année dans le Chablais. Il faudra être régulier, puis s’améliorer, s’améliorer… Le tout sans nous faire peur.»

Vendredi matin, Schneeberger a appliqué à la lettre son plan de marche. Il n’a pas pris trop de risques, histoire de reprendre sa machine en mains. «On est deux dans la voiture. Je ne vais pas tenter le diable. Surtout ici en Valais, où il y a beaucoup de choses, de notes, des spéciales longues... Dans l’habitacle, on doit être les deux vraiment bien. En osmose. Il faudra qu’on n’ait plus de boule au ventre et que ça se passe bien.»

Après les premières spéciales de la matinée, via Veysonnaz, Nendaz et Euseigne, à l’heure d’aller tourner sur le circuit sédunois, les deux Jurassiens comptaient près de deux minutes de retard sur la tête de la course. Mais dans une épreuve où près de la moitié des pilotes ne verra sans doute pas l’arrivée, l’important était ailleurs: remonter sur les quelque 280 chevaux de sa voiture.

Créé: 19.10.2018, 14h55

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