Lundi 20 janvier 2020 | Dernière mise à jour 07:38

Hippisme Kistler: «Ma fierté est d’avoir pu fédérer un groupe»

La Fédération suisse des sports équestres l’a officialisé samedi, le Schwytzois se retirera de la tête de l’équipe nationale de saut après les JO de Tokyo. Il s’en explique.

Andy Kistler (au centre) a vécu de grands moments à la tête des cavaliers suisses.

Andy Kistler (au centre) a vécu de grands moments à la tête des cavaliers suisses. Image: Keystone

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Après six ans de bons et loyaux services en tant que chef de l’équipe suisse de saut d’obstacles, Andy Kistler, 65 ans, a décidé que le moment était venu de passer le témoin. Il sera remplacé en septembre prochain par le Vaudois Michel Sorg (34 ans), après une dernière grande campagne olympique au Japon.

Andy Kistler, pour quelle raison avez-vous décidé de vous retirer de l’équipe? Tout simplement parce que c’était le bon moment. J’en avais discuté avec ma femme à Noël l’an dernier et nous nous sommes dit qu’arrêter après Tokyo serait bien. Je suis également retraité depuis peu et j’ai pour la première fois reçu de l’argent sans avoir fourni de travail (rire)! Plus sérieusement, nous assistons aussi à un changement de génération des cavaliers suisses, donc c’est idéal de lancer un chef plus jeune aussi. Mais je ne veux pas encore trop y penser, puisque je serai encore là jusqu’à fin août.

Quelle est votre plus grande fierté dans ce rôle?

C’est dur de répondre à cette question. Mais probablement le fait d’avoir façonné une bonne équipe avec un vrai esprit de groupe. D’avoir su réunir les bonnes personnes pour tenter de nous projeter aux avant-postes en tant que nation. Nous sommes parvenus à définir des buts communs et avons fédéré tout le monde autour.

Et les meilleurs souvenirs?

J’ai la chance d’avoir pu en vivre beaucoup. Trois fois j’ai pu voir Steve Guerdat remporter la finale de la Coupe du monde. Plus récemment Martin Fuchs est devenu champion d’Europe. Ou il y a encore ce souvenir fabuleux du championnat d’Europe 2015 à Aix-la-Chapelle, où nous étions 13es au terme du premier jour, presque sans espoir de nous qualifier pour les Jeux olympiques de Rio, avant de vivre une folle remontée pour décrocher la médaille de bronze et notre billet pour les JO!

Comme vous l’avez dit, votre travail n’est pas terminé. Combien de médailles comptez-vous ramener de Tokyo?

Avant ça il y aura notamment la finale de la Coupe du monde à Las Vegas en avril, où nous espérons pouvoir nous rendre avec quatre chevaux et réussir une grande performance. Et pour Tokyo, sur quatre médailles potentielles (ndlr: trois en individuel, une par équipe), ça serait déjà beau d’en ramener une. Ce qui est sûr, c’est que si nous n’y arrivons pas, mon successeur le fera. Avec des athlètes de la trempe de Steve Guerdat et Martin Fuchs, on peut à tous les coups s’attendre à de grandes choses.

Avez-vous d’autres projets pour la suite?

Oui, mais je ne peux pas encore en parler. Sachez simplement que je serai toujours impliqué dans l’hippisme.

Créé: 14.12.2019, 17h13

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