Vendredi 19 juillet 2019 | Dernière mise à jour 23:05

Motocyclisme Marc Marquez est-il imbattable?

Invaincu au Sachsenring depuis 2010, le pilote espagnol a déjà dominé les essais de vendredi.

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Une victoire en 125, deux en Moto2, six en MotoGP: Marc Marquez a gagné neuf fois de suite sur ce circuit du Sachsenring si particulier où, ce vendredi, il a encore dominé son sujet.

Il a aussi, surtout, établi un nouveau record personnel: au Mugello, il y a cinq semaines, il avait amélioré d’une unité l’angle maxi pris par une MotoGP dans un virage, à 65 degrés. Il vient de faire mieux: 66, nouveau record. Cette fois impossible à battre? A voir.


MOTO E: CURIOSITÉ ET INTÉRÊT

Dans le public, les réactions sont contrastées. Il y a ceux qui trouvent «cela plutôt intéressant» et ceux qui leur répondent en citant Cambronne. Certains pilotes se disent encore surpris, qui peinent à s’adapter à l’absence de bruit. Ou, plutôt, à la présence de sons qu’ils ne connaissent pas au guidon de motos conventionnelles.

Le Zurichois Jesko Raffin, lui, prend du plaisir. Meilleur temps de la première séance, quatrième de la journée à 149 millièmes de l’ancien champion du monde 125 cm3, le Français Mike Di Meglio, Jesko n’a qu’un but en ce week-end historique: «Le podium!» Samedi: E-Pole, un seul tour lancé pour chacun.


TOM LÜTHI A ÉCONOMISÉ

L’image est étonnante. A la seule lecture de la hiérarchie (provisoire) de cette première journée d’essais (11e temps), on imagine retrouver Tom Lüthi inquiet. Pas du tout: «Une bonne journée. Nous sommes partis en nous appuyant sur le travail effectué à Assen. Ce matin, j’ai immédiatement roulé sur un rythme constant de haut niveau. Cet après-midi, je n’ai que peu amélioré mon meilleur temps, mais je suis persuadé que notre tactique était juste: nous avons économisé des pneus en vue de la suite du week-end», explique le leader du championnat Moto2.

Un statut particulier à vivre? «Quand je suis en piste, il n’y a aucune différence. Mais arriver au GP d’Allemagne, le GP à domicile de mon team en étant leader, c’est quelque chose de très agréable.» Stefan Dörflinger, élevé au rang de légende du MotoGP? «Pour moi, il était une légende bien avant de recevoir une médaille», sourit Tom.


DÖRFLINGER: «EN ESPAGNE, ON L’APPELAIT GOLDFINGER»

Le Bâlois Stefan Dörflinger, quadruple champion du monde des petites cylindrées, 18 victoires en GP a donc été fait «MotoGP Legend». Directeur du circuit de Jarama dans les années où Dörflinger se bagarrait avec les Espagnols – d’abord le mythique Angel Nieto, puis Jorge «Aspar» Martinez -, Carmelo Ezpeleta, le CEO de Dorna, a rappelé une anecdote: «En Espagne, à cette époque, nous n’étions pas habitués à la prononciation des noms étrangers. On appelait donc Dörflinger... Goldfinger, nom connu grâce aux films de James Bond. On croyait que c’était l’un de ses fils!»

Stefan, qui n’est pas le fils de l’homme aux doigts d’or, a toujours été un homme de classe. Et il l’est resté. «En 2004, je suis venu à Valencia, pour une cérémonie en l’honneur de Ricardo Tormo – le circuit de Cheste porte le nom du regretté pilote espagnol. Sinon, je regarde les courses à la télévision. Aujourd’hui, tout est beaucoup plus professionnel; de notre temps, le soir, on ne se gênait pas de boire quelques verres, je ne suis pas sûr qu’on le fait encore aujourd’hui», sourit Dörflinger.

Son plus beau souvenir? «Peut-être quand j’ai battu Martinez à Jarama», rigole-t-il en regardant Carmelo Ezpeleta. C’était le 24 avril 1988, sa dernière victoire en GP; cette année-là, en 80 cm3, son grand adversaire, Jorge Martinez, avait remporté toutes les autres courses.


AEGERTER, GRAND VOYAGEUR

Cela fait désormais six ans que Dominique Aegerter s’offre des vacances d’été bien remplies. Et pour cause: il va participer une nouvelle fois, le dimanche 28 juillet, aux 8 Heures de Suzuka (au guidon d’une Honda semi-officielle).

Son programme? «Dimanche soir, vol Dresde – Tokyo, via Münich. Tests à Suzuka de mardi à jeudi, vendredi je rentre au pays pour une dizaine de jours, avant de repartir pour la course.» Le lendemain de celle-ci, «Domi» sera à nouveau dans un avion et le mercredi suivant, il arrivera dans le paddock de Brno, pour la reprise.

Tous ces efforts pour? «Si on gagne la course, c’est très intéressant financièrement», rigole Aegerter. «Plus sérieusement, j’adore cette épreuve, ce pays et, de toutes façons, si je m’offrais des vacances normales, j’essaierais de rouler un max. Tous mes frais sont payés, dont les voyages en business. Et il y a une petite enveloppe en prime», ajoute Dominique. Dont le nouveau manager, Oliver Imfeld, a fait un sacré boulot: «Six semaines de contacts et de discussions entre le Japon, la Suisse et l’Italie, rapport à MV-Agusta. Tous les détails sont réglés, je suis totalement libéré de ces tâches.»

Créé: 05.07.2019, 19h14

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