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vOLLEYBALL Montreux n'a eu d'yeux que pour la belle Brenda Castillo

La Dominicaine fait partie des meilleures du monde au poste de libero. Elle a dû vaincre ses démons pour éviter de gaspiller ses talents.

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Brenda Castillo est au volleyball ce que Maria Kirilenko est au tennis. Ou Lindsey Vonn au ski alpin. Une sportive de haut niveau à la plastique de rêve. La Dominicaine (1,67 m, 55  kg) est un poids plume au visage d’ange qui, à seulement 20 ans, règne dans un monde de géantes.

Elle a conquis Montreux, qui n’a eu d’yeux que pour elle. Sur le parquet, c’est elle qui prend le plus de place. Elle parle fort, elle gesticule. Elle saute dans tous les sens, harangue ses coéquipières, les place, puis les replace.

«On m’a donné ce talent», dit-elle simplement, incapable de donner d’explications plus rationnelles quant à l’incroyable énergie qu’elle dégage sur un terrain de volleyball. «Le leadership, c’est quelque chose que j’ai dans le sang.»

Elle perd un enfant

Mi-ange, mi-démon, la belle de San Cristobal n’a que 20 ans mais son expérience de vie en compte le double. Enceinte de 19 semaines, elle perd son enfant quelques mois avant les Jeux olympiques de Londres, auxquels elle n’aurait pas dû participer.

Pour noyer son chagrin, elle se réfugie dans l’effort et met tout en œuvre pour retrouver sa forme physique en vue de l’échéance londonienne. De retour en sélection, elle guide son équipe à la 5e place du tournoi. Elue meilleure libero de la compétition, elle est aujourd’hui considérée comme l’une des meilleures, si ce n’est la meilleure, à ce poste.

Problèmes d’alcool

Mais, bien avant cette consécration olympique, l’alcool aurait pu briser sa carrière. Trop de fêtes, trop de verres. Trop de retards aux entraînements. Bref, trop d’écarts. Elle dit aujourd’hui s’en être sortie et être devenue une nouvelle personne.

«Ma vie a changé à 100%. Il y a trois ans, Dieu m’a touchée et il a changé mon existence», explique celle qui s’est réfugiée dans la foi pour venir à bout de ses démons. Le manager de l’équipe de République dominicaine confirme: «Elle n’est plus la même personne. Je le sais mieux que quiconque, je la côtoie depuis huit ans.»

Brenda Castillo évolue aujourd’hui en Azerbaïdjan, dans le club de Rabita Bakou, finaliste de la Ligue des champions cette saison. «Le volley me permet de gagner ma vie, mais c’est avant tout une passion», précise-t-elle comme pour s’excuser de s’être exilée si loin de son pays. «J’aimerais jouer en Suisse. Dans n’importe quel club, mais en Suisse.» Montreux aussi opère un certain charme. (Le Matin)

Créé: 03.06.2013, 09h14

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