Jeudi 22 août 2019 | Dernière mise à jour 15:01

Motocyclisme Quartararo a bluffé Rossi

A 20 ans et 14 jours, Fabio Quartararo est le plus jeune «poleman» de l’histoire de la catégorie-reine. Un bien qui appartenait jusque-là à Marc Marquez.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?


Un si bon petit diable

Il y a d’abord eu ces sincères félicitations, au milieu de la piste. Celles d’un déjà multiple champion du monde à un autre phénomène de précocité. Puis, au pied du podium, cette image, où les deux hommes qui se connaissent depuis des années exagèrent volontairement leurs grimaces: Marc Marquez fait mine d’étrangler Fabio Quartararo: «Je viens d’apprendre que quelqu’un m’a volé quelque chose, je dois aller régler cela», rigole l’Espagnol.

Quartararo vient juste de «voler» à Marquez l’un de ses records, celui du plus jeune détenteur d’une pole position dans la catégorie principale du motocyclisme mondial. Ce 4 mai 2019, le Niçois est vieux (enfin...) de 20 ans et 14 jours; lorsque Marc Marquez avait détrôné Freddie Spencer, il était déjà âgé (enfin...) de 20 ans et 62 jours! Surnommé «el Diablo», le diable, Quartararo a fait ses classes en Espagne, où il a notamment remporté à deux reprises le championnat CEV Moto3 (2013 et 2014).

Le système ayant compris qu’il ne pouvait se passer d’un tel phénomène, la limite d’âge – 16 ans révolus – avait été adaptée pour lui, précisant désormais que le vainqueur de ce qui est devenu le mondial junior, ainsi que celui de la Red Bull Rookies Cup, peuvent faire le saut en GP avant même leur seizième anniversaire. Quartararo a été le premier à profiter de cette «lex-Fabio», avant le Turc Can Öncü, qui a réussi à Valence en novembre dernier un autre exploit: il a gagné à son premier GP!


UN DOUBLÉ QUI INTERPELLE ROSSI

On a déjà vécu plusieurs fois cette scène ces dernières années: Lin Jarvis, le patron des activités «racing» de Yamaha sort du stand du team officiel pour aller féliciter ses clients.

En 2017 et 2018, il prenait la direction de Tech 3 où Johann Zarco et Jonas Folger (la première année) se faisaient un plaisir de taquiner Valentino Rossi et Maverick Viñales, les pilotes du team d’usine; ce samedi, ce fut pour dire bravo à Johan Stigefelt et Wilco Zeelenberg, les deux responsables de la nouvelle équipe Petronas Yamaha SRT, dont les pilotes ont signé un fantastique doublé (Quartararo précède Morbidelli de 82 millièmes), à l’heure où Viñales (5e) et Rossi (13e) ont dû passer par Q1, la première phase des qualifications.

Une première phase dont Valentino n’est d’ailleurs pas sorti, éjecté de la superpole par l’un de ses académiciens, Francesco Bagnaia (Ducati): «Comme tous, je suis surpris. Je connais très bien Franco, je sais ce dont il est capable, mais Fabio nous a bluffés. Ils sont peut-être meilleurs que moi, peut-être qu’ils roulent mieux que moi ici à Jerez, peut-être qu’ils apprécient plus ce circuit que moi, parce que ces dernières années, j’y ai souvent connu des difficultés», avoue Rossi.


TOM LÜTHI: «KEIN DRAMA!»

C’est la deuxième fois de la saison que Tom Lüthi utilise cette formule: «Kein Drama!», pas de drame. La première, ce fut lors des essais du GP du Qatar lorsque le Néerlandais Bo Bendsneyder l’avait évité de justesse alors que le Suisse glissait sur le sol de Doha, après une chute.

Le surlendemain, il terminait deuxième de l’ouverture du championnat 2019. Alors, ce n’est pas cette huitième place (troisième ligne) qui va lui couper les ailes: «On doit encore travailler sur la balance de la moto. Deux dixièmes, ce n’est pas un monde; ce qui est plus ennuyeux, c’est la place, en troisième ligne, ce qui ne me facilitera pas la tâche dans les premiers tours. Cet après-midi, on a progressé, j’ai diminué l’écart de 4 à 2 dixièmes – qu’il perd dans le dernier secteur du circuit andalou. Ne reste plus qu’à en trouver encore deux pour la course», sourit Lüthi.


DUPASQUIER: «JE DOIS ÊTRE PLUS AGRESSIF»

A 17 ans et déjà de nombreuses années de compétition – spécialement en supermoto, l’une des spécialités familiales -, le Fribourgeois Jason Dupasquier n’est pas le dernier au moment de faire son autocritique. Septième de sa première course de Red Bull Rookies Cup, en bagarre pour la cinquième place pendant toute l’épreuve, notamment avec Lorenzo Fellon, le fils du découvreur de Johann Zarco, Jason était mitigé à l’arrivée: «Ce ne fut de loin pas ma meilleure course.

Je voulais absolument rester sur mes roues, mais je dois me montrer plus agressif, spécialement dans les premiers tours. Je pense avoir la vitesse pour me battre pour le podium, mais je dois faire plus en début de course.» Le Soleurois Noah Dettwiler (14 ans) affichait lui un immense sourire: il marque le point de la quinzième place. Deuxième course, dimanche, après le MotoGP.

Créé: 04.05.2019, 23h18


Sondage

Selon vous, qui mérite de remporter le prix "The Best FIFA"











Les chroniqueurs du Matin Dimanche

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.