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ATHLÉTISME Shelly-Ann Fraser, tel un éclair sur 100 mètres

Un an après son triomphe aux JO de Londres, la Jamaïcaine a survolé la finale du 100 m en 10''71, onzième chrono de l'histoire.

Image: EPA/BERND THISSEN

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Le sprint jamaïcain est décidément à la noce aux Mondiaux à Moscou. Shelly-Ann Fraser a survolé la finale du 100 m dames en 10’’71, le onzième chrono de l’histoire, reconquérant sa couronne mondiale qui lui avait échappé il y a deux ans, et cela douze mois après son triomphe sur la distance aux JO de Londres. Elle est bien la reine du sprint depuis 2008.

Avec sa queue de cheval rouge flamboyant, une surprise réservée pour cette soirée moscovite, Fraser-Pryce (de son nom complet après son mariage en 2011) a écrasé la concurrence comme rarement. Elle n’a pas son pareil dans le sprint féminin pour arriver au sommet dans les grands rendez-vous, elle qui est désormais double championne du monde et double championne olympique sur la ligne droite - sans compter ses exploits en relais.

Cette athlète de poche, fille d’une ancienne sprinteuse et sauteuse en longueur, est entraînée par Stephen Francis, le coach rival de celui d’Usain Bolt à Kingston (Glen Mills). De quoi apporter du baume au camp Francis, dans l’ombre du clan Mills ces derniers temps.

La bombe caribéenne a laissé ses adversaires à plus de deux dixièmes: l’Ivoirienne Murielle Ahouré a pris la médaille d’argent en 10’’93 et l’Américaine Carmelita Jeter, tenante du titre, le bronze en 10’’94. Cette victoire de Fraser prolonge la forte montée en puissance, chez les hommes comme chez les dames, du sprint jamaïcain depuis 2008, aux dépens des Etats-Unis.

Lavillenie battu

Archifavori du concours de la perche, Renaud Lavillenie a failli à sa «mission». Le Français se sentait plus fort que jamais. Il venait de sauter à 6,02 m à Londres et domine (dominait) sa discipline comme personne depuis l’époque de Sergueï Bubka, lui qui est double champion d’Europe et champion olympique (sans compter ses titres en salle). Mais la couronne mondiale continue décidément d’échapper au lutin de Clermont-Ferrand.

Avec 5,89, Laviellenie a pris la deuxième place d’un concours remporté par l’Allemand Raphael Holzdeppe, avec la même hauteur. Holzdeppe s’est imposé au nombre d’essais, son rival ayant dû s’y reprendre à trois fois pour passer cette barre. Le bronze revient à un autre Allemand, Björn Otto (5,82).

De fait, Lavillenie s’est retrouvé sous pression dès le début du concours, avec un premier saut manqué à 5,65. Pendant ce temps, le trio allemand (Otto, Holzdeppe et Malte Mohr) franchissait ses barres avec aisance. L’entente n’est pas toujours cordiale entre tous ces hommes, comme l’avait démontré l’épisode du doigt d’honneur de Lavillenie adressé à Otto à Athletissima. Il faut dire que les Allemands, Otto en particulier, ont été systématiquement battus par le Français ces deux dernières années dans les compétitions majeures. Leur revanche tombe à pic.

Lavillenie devra encore attendre, lui qui fut 3e aux Mondiaux 2009 et 2011. Mais Holzdeppe (24 ans) ne tombe pas de nulle part: il fut champion du monde juniors et détient toujours le record du monde du monde M20 (5,80).

Quatrième titre pour Valerie Adams

Le 400 m dames a connu un dénouement dramatique. Largement battue à l’entrée de la dernière ligne droite, la Britannique Christine Ohuruogu a réalisé une fin de course ahurissante pour coiffer au poteau, au millième près, l’athlète du Botswana Amantle Montsho, tenante du titre et championne olympique en titre (49’’41 pour les deux coureuses). Ohuruogu retrouve ainsi les sommets six ans après son sacre mondial à Osaka. Le bronze est revenu à la Russe Antonina Krivoshapka (49’’78).

David Oliver est de retour! Le déménageur américain, après deux saisons difficiles dues à une blessure à un mollet, a remporté un 110 m haies très indécis sur le papier, en 13’’00 (meilleure performance mondiale de l’année). Il a devancé son compatriote Ryan Wilson (13’’12) et le Russe Sergey Shubenkov (13’’24). Ce dernier a profité d’une grosse faute du tenant du titre Jason Richardson (EU) sur le dernier obstacle.

L’entraîneur neuchâtelois Jean-Pierre Egger a pu fêter un cinquième titre mondial! Sa protégée Valerie Adams a remporté le concours du poids avec 20,88 m, deux ans après son titre précédent, déjà sous l’aile d’Egger. Ce dernier avait auparavant mené Werner Günthör à trois couronnes planétaires, à quoi s’ajoute un sacre olympique avec Adams à Londres en 2012.

Valerie Adams, qui habite à Bienne, est probablement la meilleure lanceuse de poids de tous les temps. Elle est invaincue depuis plus de trois ans (39 succès d’affilée) et compte deux sacres olympiques et quatre couronnes mondiales à son palmarès! (SI/Le Matin)

Créé: 12.08.2013, 23h07

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