Vendredi 18 octobre 2019 | Dernière mise à jour 17:49

Motocyclisme Un week-end qui s'annonce électrique

La Coupe du monde F.I.M. Enel MotoE, réservée aux motos électriques, commence dimanche: 18 pilotes, mêmes motos pour tous. Et des pompiers prêts à intervenir.

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Oublié le choc de Jerez de la Frontera lorsque, le 14 mars dernier, un incendie nocturne avait détruit toute la structure de la MotoE, machines et équipements des équipes inclus. Energica, l’entreprise italienne qui construit les motos, a réussi à remplacer l’ensemble du matériel et les tests qui se sont déroulés il y a trois semaines à Valencia – on y a notamment simulé une course – ont été positifs.

Le baptême public est donc fixé à dimanche, sur le Sachsenring (départ à 10 heures du matin, la course se déroulant après le warm-up MotoGP et avant le départ du GP Moto3). 18 motos, des pilotes de dix nationalités différentes – dont le Suisse Jesko Raffin -, l’accompagnement sécuritaire habituel des GP sera renforcé par la présence d’un véhicule d’intervention des pompiers, avec des spécialistes à bord.


PETRUCCI PROLONGE À L’USINE

A l’arrivée du GP des Pays-Bas, Danilo Petrucci (6e) faisait peine à voir: «Je suis entre le marteau et l’enclume», disait-il, lui qui n’avait pas encore trouvé un accord (financier) pour prolonger d’une année son contrat avec le team officiel Ducati et qui, surtout, a peut-être trop fait pour ne pas déranger son équipier Andrea Dovizioso, alors qu’il paraissait plus rapide que lui aux Pays-Bas.

Cette situation a provoqué une levée de boucliers dans la presse italienne, qui ne s’est pas gênée de rappeler que ce n’était pas ainsi qu’on pouvait inquiéter Marc Marquez pour le titre. Le problème est désormais réglé: Danilo sera encore aux côtés de «Dovi» l’an prochain, les deux parties s’étant finalement mises d’accord. Il se murmure que Petrucci, qui gagnait cette année 500'000 euros (sans compter des bonus, selon ses performances) aurait exigé 750'000 – il est désormais vainqueur de GP! -, quand bien même Ducati ne voulait pas dépasser le chiffre de 600'000.


UN RENDEZ-VOUS IMPORTANT

Danilo Petrucci, encore. A la question, posée en conférence de presse d’avant-GP: «Qu’allez-vous faire de vos vacances?», le pilote italien a déclenché un rire général: «J’ai un rendez-vous très important mardi: je suis convoqué pour essayer de passer mon permis de conduire moto. Je suis 100% concentré sur ce but!» On aimerait bien être l’expert...


ASSEN: LE MYTHE ET LES CHIFFRES

On en parlait l’autre jour: les anciens adorent rappeler que «dans plus de 80% des cas, le pilote qui occupe la tête du championnat du monde au soir du GP des Pays-Bas (c’est désormais le cas de Tom Lüthi), est couronné en fin de saison!»

Vérité? Invention? Depuis 2010 – année de l’arrivée de la classe Moto2 en GP -, 27 titres (9 par catégories) ont été attribués. Eh bien, dans exactement 70% des cas, le champion était en tête du classement provisoire à l’arrivée du TT.

En Moto2, la situation s’est même avérée exacte huit fois sur neuf. Seule exception: en 2013, le Britannique Scott Redding comptait 30 points d’avance sur l’Espagnol Pol Espargaró en quittant les Pays-Bas, mais Scott s’était ensuite blessé à Phillip Island (fracture d’un poignet lors des qualifications); il était revenu à Motegi, mais n’avait pu éviter la moto au sol de Rabat, tombé en début de course. Deux zéros de suite...


RIO DE JANEIRO: IL ÉTAIT UNE FOIS?

Le président de la République fédérative du Brésil, Jair Bolsonaro, a fait campagne pour le nouveau circuit de Rio, provoquant d’ailleurs la colère des autorités de São Paulo (le contrat entre la F1 et Interlagos se termine l’an prochain).

Carmelo Ezpeleta (photo), le CEO de Dorna, l’entreprise qui détient les droits commerciaux des GP moto, se réjouit de retourner à moyen terme au Brésil. Problème: la société «Rio Motopark», qui avait été la seule à participer à l’appel d’offres de la préfecture de Rio de Janeiro pour la construction d’un nouveau complexe sportif mécanique, a visiblement beaucoup moins d’argent que prévu.

Pour participer à un appel d’offres auprès d’un organisme public, les candidats doivent déposer une garantie (soit en argent ou en titres publics; soit via une assurance reconnue ou via une entreprise bancaire enregistrée auprès de la Banque centrale) de 1% de la valeur totale du projet, soit 2,5 millions de francs. Dans le cas qui nous intéresse, la préfecture de Rio avait accepté la garantie d’une «banque de première ligne», affirmait-elle il y a un mois.

Or, la «Maxximus Bank» en question a fait savoir elle-même cette semaine... qu’elle n’était pas une banque, mais bien une simple société fiduciaire! Une société qui serait déjà intervenue dans des dossiers importants, comme les Jeux de Rio et la Coupe du monde de la FIFA. Deux organisations qui, on le sait, ont connu quelques soucis économico-légaux...

Créé: 04.07.2019, 22h42

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