Dimanche 7 juin 2020 | Dernière mise à jour 08:41

Skicross L'adrénaline est mon essence

La chronique de Fanny Smith, skicrosseuse, à découvrir dans «Le Matin Dimanche».

Image: Sébastien Anex

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Cela va peut-être vous surprendre, mais j’ai tout à coup de folles envies, comme me mettre à la poterie, partir faire du surf, commencer la danse, apprendre l’espagnol ou passer mon permis moto! C’est vrai que la saison s’est conclue de manière abrupte, avec l’annulation des finales à Megève. Déjà que l’hiver était spécialement court et intense avec les Jeux olympiques, voilà que je ressens un petit coup de mou. Il ne s’agit pas d’une dépression postolympique. J’éprouve plutôt comme un manque après toute cette adrénaline ressentie dans un court laps de temps. Et puis je dois déjà planifier toute cette longue phase de préparation estivale et automnale. Et cette année, je dois bien avouer que c’est plus difficile que par le passé. Il y a de toute évidence une certaine routine qui s’installe après dix ans à répéter le même planning. Parfois, j’envie les joueuses et joueurs de tennis qui peuvent enchaîner les tournois toute l’année. Ils n’ont pas de creux. Nous, on se prépare durant huit mois pour trois mois de compétition.

Je tiens quand même à préciser que je ne ressens aucun ras-le-bol du skicross. Le ski, c’est ma vie, et rien ne pourrait m’en détourner. D’ailleurs, je sais déjà que je serai surexcitée au moment d’entamer la saison prochaine. Je connais cette sensation et je me réjouis vraiment de la retrouver. Mais c’est vrai que d’ici là, je ressens le besoin d’un nouveau défi, de produire quelque chose de créatif et de me stimuler. Histoire de relancer la machine, d’utiliser cette énergie que j’ai en moi. Dans un premier temps, je me suis vraiment mis en tête de passer mon permis moto et je m’y suis mise à fond.

Et puis, je ressens très fortement que je vais devoir aussi changer quelque chose à mes habitudes de préparation. Et si je rechaussais les skis en août seulement, comme le reste de l’équipe de Suisse?

D’ordinaire, je le fais à la fin juin déjà, car je n’aime pas perdre trop longtemps le contact avec la neige. Je me dis parfois que ce serait bien que la saison dure plus longtemps, que l’on commence les courses plus tôt, durant l’été, dans l’hémisphère sud. Mais l’idée ne fait de loin pas l’unanimité parmi mes collègues. L’an dernier, j’avais effectué des changements à tous les niveaux, ce qui m’avait forcée à sortir de ma zone de confort. J’avais tenu compte de mon ressenti et cela avait ensuite porté ses fruits pendant l’hiver. Pour l’instant, il me manque il est vrai encore une petite motivation pour repartir du bon pied. Je cherche encore, mais au fond de moi, je sais que cela a du bon de me remettre en question. C’est ce qui me permet d’avancer.

Créé: 23.04.2018, 11h29

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