Dimanche 19 novembre 2017 | Dernière mise à jour 12:34

Hockey sur glace La Coupe Stanley va venir en Suisse

Cet été, je vais pouvoir profiter du trophée pendant une journée chez moi, à Berne.

Image: Keystone

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Voilà bientôt une semaine que j’ai eu le privilège de brandir la Coupe Stanley, et je suis toujours sur mon petit nuage. Gagner ce trophée, c’est le rêve de chaque hockeyeur. Lorsque je l’ai eu dans les mains, j’ai été inondé d’émotions. Il n’y a pas de mot assez puissant pour décrire ce que l’on ressent à ce moment- là. C’est la récompense de tant d’investissements et de sacrifices.

Lorsque nous sommes devenus champions, on m’a demandé si cette victoire me laissait un goût d’inachevé car je n’ai pas été titularisé durant la finale contre Nashville: eh bien, pas du tout. Bien sûr, j’aurais préféré être sur la glace, comme ce fut le cas en demi-finale, mais j’étais un membre à part entière des Pingouins. Je n’avais jamais été aussi stressé que durant le dernier match, j’étais dans la tribune, mais j’étais avec les gars. Les leaders de l’équipe m’ont d’ailleurs transmis un message très fort lors de la cérémonie du sacre: j’ai été le quatrième joueur à pouvoir m’emparer de la Coupe Stanley. Ce n’est pas anecdotique. Cela correspond à ce que le directeur général m’avait soufflé: j’étais une pièce importante du groupe.

«Je vais probablement inviter Roman Josi»

À 39 ans, avec l’expérience, je ne m’arrête pas que sur cet instantané. Je vois la photo d’ensemble. J’ai plus de 800 matches de NHL au compteur, j’ai été capitaine d’une équipe (Islanders de New York) et de la Suisse aux Jeux olympiques, j’ai pris part à un match des Étoiles. Maintenant que je peux ajouter la quête de la Coupe Stanley à la liste, je pense que je peux être fier de ce que j’ai accompli. Dans l’histoire, on se souviendra uniquement du fait que je suis le premier joueur de champ suisse à être devenu champion de NHL.

Aujourd’hui, je ne sais pas si mon nom sera gravé sur le trophée. Mais j’ai obtenu une bonne nouvelle: la coupe viendra en Suisse. En effet, la direction des Pingouins m’a annoncé que, comme tous les vainqueurs, je vais pouvoir profiter de la Stanley pendant unejournée. Je n’ai encore rien organisé, j’ignore si l’événement sera public ou privé. Mais je vais probablement inviter Roman Josi et Yannick Weber. C’est deux potes. Ils étaient dans l’autre camp, ils ont perdu. Je comprendrais s’ils ne venaient pas: cela pourrait être moins jovial pour eux.

Quand on vit de tels instants de bonheur, on n’a qu’une seule envie: les revivre. Même si j’approche de la quarantaine, je n’ai pas l’intention de raccrocher mes patins. Mon objectif est de gagner une deuxième Coupe Stanley la saison prochaine. Je suis devenu un joueur autonome, libre de m’engager avec n’importe quelle équipe dès le 1er juillet. J’ai hâte d’y être et de connaître ma nouvelle adresse.

Cette chronique est assurée en alternance par Thabo Sefolosha, Kariem Hussein, Mark Streit, Fanny Smith et Yann Sommer. (Le Matin)

Créé: 19.06.2017, 08h59

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