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Hockey sur glace J'adore les play-off

La chronique de Nino Niederreiter, hocekyeur en NHL, à retrouver dans «Le Matin Dimanche».

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Je n’ai vu qu’une fois la Coupe Stanley. C’était le 25 juin 2010, le jour où j’ai été repêché par les Islanders de New York, à Los Angeles. Depuis, ce trophée est devenu une obsession: j’ai la furieuse envie de le soulever et que mon nom y soit gravé. Pas pour faire le malin, mais pour pouvoir ressentir les émotions que le moment procure. J’ai parlé avec plein de gars qui ont vécu cet instant. Mark Streit, Eric Staal (mon coéquipier chez le Wild), Anze Kopitar et Zdeno Chara (avec qui j’avais joué la dernière Coupe du monde sous le maillot de l’équipe européenne) m’ont tous tenu le même discours. C’est magique et cela procure un sentiment d’accomplissement. Quand on est hockeyeur, on ne peut pas ambitionner de remporter quelque chose de plus étincelant que cette Coupe.

Le plus dur, bien sûr, c’est de parvenir à ses fins. Le calcul est simple, il faut gagner seize matches. Le problème, c’est que le calcul est le même pour les seize équipes qualifiées. À ce stade, et c’est génial, il n’y a pas de favori, même si quelques formations, comme Pittsburgh et Nashville, paraissent mieux armées que les autres cette année. Tout le monde a une chance d’aller au bout. Souvenez-vous du destin de Boston en 2011: les Bruins avaient égalisé dans le septième match du premier tour contre le Canadien de Montréal après avoir sorti leur gardien, avaient obtenu la qualification dans la prolongation et étaient devenus champions un mois plus tard. Alors, oui, tout est possible.

J’adore les play-off. D’un jour à l’autre, tout change. Dans la rue, on sent que les gens sont plus excités. Dans les patinoires, la foule est déchaînée, passionnée et bruyante. Devant les stades, dans un sacré tintamarre, des dizaines de milliers de personnes qui n’ont pas obtenu de billets suivent les matches sur des écrans géants. Toute cette folie, que l’on joue à l’extérieur ou à domicile, accroît ma motivation. L’adrénaline monte. Je me dis qu’on est en mission, qu’on n’a pas le droit de décevoir toutes ces personnes qui croient en nous.

Cette atmosphère particulière produit des effets sur le jeu. Nous sommes sensibles à ce déferlement d’émotions. Tout d’un coup, le niveau prend l’ascenseur, l’intensité s’amplifie et la vitesse augmente. La saison régulière, c’est chouette, mais c’est long: on joue pour se hisser dans les séries printanières. Une fois qu’on y est et qu’on les vit, comme c’est mon cas actuellement contre Winnipeg, on bascule dans une autre dimension. On bataille pour ces seize fameuses victoires et pour cette Coupe de tous les fantasmes.

Et on se dit, moi le premier: et si cette année c’était nous?

Cette chronique est assurée en alternance par Thabo Sefolosha, Nino Niederreiter, Fanny Smith, Thomas Lüthi et Yann Sommer.

Créé: 23.04.2018, 11h22

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