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TENNIS A qui le dernier mot?

Suisses et Français ont souvent rivalisé sur le terrain médiatique ces dernières semaines. Les voici enfin réunis pour l’explication finale.

Stan Wawrinka (à dr.) et Roger Federer auront-ils le dernier mot sur le court?

Stan Wawrinka (à dr.) et Roger Federer auront-ils le dernier mot sur le court? Image: Keystone

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Dimanche 14 septembre. La France du tennis se réveille avec des étoiles plein les yeux: les Bleus ont atomisé la République Tchèque (3-0), se qualifiant ainsi pour la finale de la Coupe Davis avant même les deux simples de dimanche. C’est mieux que la Suisse, qui ne mène «que» 2-1 contre les Italiens à Genève. L’Équipe jubile. «Plus rapides que les Suisses», titre le quotidien en Une. La finale est lancée.

Neuf semaines plus tard, les deux camps se retrouvent sur le même terrain et il s’agira surtout d’être à l’heure dimanche soir, au terme de cinq matches que l’on annonce indécis, dans un stade de football et devant une foule cocardière (27'000 patriotes). Tout est réuni pour que le spectacle soit magnifique, et il n’était sans doute pas nécessaire de faire monter la température avant la rencontre (des plaids seront offerts par les organisateurs afin de supporter le froid). Mais les joueurs n’ont pas résisté.

«C’est une blague»

C’est de bonne guerre, voire de bonne guéguerre médiatique, que de vouloir prendre un ascendant psychologique dans les instants qui précèdent un grand rendez-vous.

Roger Federer y a contribué, peut-être malgré lui, en publiant une photo de ses chaussures crottées de terre battue lors de sa tournée sur dur (entre Shanghai et Bâle). A cinq semaines de la finale, «avait-il dans l’idée d’envoyer un message subliminal à ses amis français?», interrogea L’Équipe.

«C’est une blague», avait balayé le DTN français, Arnaud Di Pasquale. Guy Forget, pas franchement hilare: «Sincèrement, je n’avais jamais vu une chose pareille, alors qu’on part sur trois semaines en indoor. Tu ne peux pas commencer ta préparation sur terre battue maintenant!»

«Que Federer ait le même traitement que les autres...»

Une première secousse médiatique qu'en ont suivi quelques autres. Comme cette montée au filet de Gilles Simon contre Roger Federer, le 20 octobre sur RMC. «Parfois j’ai un peu peur que notre public respecte trop un mec comme Federer et c’est ce qui me ferait le plus mal. Je voudrais simplement qu’il ait le même traitement que les autres. (…) Il faut qu’il sente que ça n’applaudit pas si fort que ça, quand il fait son amorti rétro parfait. Il a l’habitude que tout le monde crie au génie. Et quand tout d’un coup il va faire trois petites fautes dans le filet, que tout le monde va se lever et qu’il y aura balle de break, j’attends de voir comment il va la sauver.»

«On le sait, Gilles Simon parle beaucoup, avait répliqué Federer. Je ne suis pas surpris par ces propos. Je sais parfaitement que la Coupe Davis a une énorme tradition en France. Je sais ce qui nous attend à Lille.»

«On fait ce qu'on veut»

Quelques jours plus tard c’est un Suisse, Stan Wawrinka, qui avait attaqué le premier. «J’ai remarqué que depuis les demi-finales, il y a peut-être un peu plus de tension, des petites phrases glissées dans les interviews (…) Clairement, je pense que les Français en font beaucoup trop.»

«Je ne sais pas si on en fait beaucoup ou pas (…) Peut-être que Wawrinka est blasé de gagner des grands titres. (…) On fait ce qu’on veut surtout!», était intervenu Jo-Wilfried Tsonga.

Les deux camps, qui se sont longtemps cherchés, vont enfin se trouver dès ce vendredi. Qui aura le dernier mot? Réponse dimanche soir.

Créé: 21.11.2014, 08h49

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