Mercredi 19 décembre 2018 | Dernière mise à jour 16:51

Cyclisme Pourquoi Chris Froome ne fait plus peur

Désireux de fêter le premier doublé Giro-Tour de France depuis 20 ans, le Britannique souffre au quotidien depuis le départ d’Israël. Voici quatre éléments qui expliquent les limites actuelles du leader de la Sky.

Chris Froome est à la peine depuis le départ du Giro en Israël.

Chris Froome est à la peine depuis le départ du Giro en Israël. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

1. Froome roule en équilibre précaire

À force de le voir tâter du bitume, on en vient à se demander s’il s’agit du même homme que sur les deux dernières éditions du Tour de France. Capable de dessiner d’improbables arabesques dans les descentes de cols les plus corsées, Froome a déjà chuté plusieurs fois depuis le départ. Pire, il va régulièrement au tapis tout seul, y compris lors d’ascensions, la faute aussi à sa posture et son regard bloqué sur son compteur. De quoi raviver le souvenir de sa jeunesse, lorsque son agilité sur la bicyclette déprimait les esthètes. Le signe, aussi, qu’il n’a pas l’esprit tranquille?

2. Il reste la cible favorite du peloton

Que l’on porte ou non dans son cœur le quadruple vainqueur du Tour de France, force est de constater que la pression inhérente à son statut est immense. Habitué à endosser le costume de «l’homme à battre», Froome ne l’a peut-être jamais autant été. D’autant que ses concurrents n’ont pas peur de dire qu’il n’a rien à faire là (après son contrôle positif lors de la Vuelta). Pire: même s’il atteignait Rome vêtu de rose, il pourrait ensuite perdre son précieux si une décision de justice venait à le suspendre de façon rétroactive. On a déjà vu meilleure motivation.

3. Il n'est plus vu comme un grand favori

Les malheurs de Froome ont d’abord laissé ses adversaires totalement de marbre. Jusqu’à hier, personne n’avait bougé un orteil lorsqu’il a été décroché, sur chute ou coup de moins bien. Comme s’il n’y avait pas besoin d’en profiter. Une première lecture parlerait d’un certain respect des leaders envers l’un des favoris. Une autre version, plus probable, serait que ses adversaires ne le voient tout simplement plus comme un vainqueur potentiel du Giro 2018. Étonnant? Peut-être. Mais qui de mieux placés que les coureurs pour «lire» un rival?

4. Il démarre toujours en douceur

C’est sans doute le dernier espoir de Froome: faire la différence en troisième semaine, comme il en a pris l’habitude sur les grands tours. Or les organisateurs ont joliment réparti les difficultés sur l’ensemble des trois semaines de course. Et à ce jeu-là, Froome ne semble pas maîtriser tous les paramètres. Avait-il prévu de limiter la casse avant de porter l’estocade lors des terribles étapes encore au menu (Zoncolan ce samedi et deux monstres le dernier week-end)? Cela a souvent fonctionné. Mais cette fois, l’écart avec le top 6 semble quasi rédhibitoire. (Le Matin)

Créé: 14.05.2018, 14h19

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.