Lundi 17 juin 2019 | Dernière mise à jour 15:31

Cyclisme Un bus resté coincé sur la ligne d'arrivée sème le chaos

Samedi, lors de la première étape du Tour de France, un bus est resté coincé sous le portique de la ligne d'arrivée alors que les coureurs arrivaient tambours battants.

Amende de 2000 francs pour Orica

L’équipe Orica a écopé d’une amende de 2000 francs suisses de la part du jury des commissaires du Tour de France après l’épisode de son bus bloqué sur la ligne d’arrivée de la première étape, samedi à Bastia. Le motif avancé par les commissaires: «non-respect des horaires prévus par l’organisation pour les véhicules d’équipes auxiliaires, pour les arrivées d’étapes.»

Aucune sanction n’est prévue en particulier à l’encontre du chauffeur du bus, visiblement très marqué par l’incident. «Il a déjà été assez puni comme ça !», a déclaré un membre de l’organisation. Le bus de la formation australienne est resté encastré dans le portique d’arrivée jusqu’à moins de dix minutes de l’arrivée. Il a endommagé au passage l’installation, laquelle permet notamment d’établir le classement complet de la course.

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Ordres, contre-ordres, chutes et incompréhensions sur les ondes de Radio Tour ont semé la confusion au sein d’un peloton déjà nerveux dans le final de la première étape du Tour de France samedi à Bastia.

"C’était le chaos. Le chaos pour tout le monde: pour l’organisation, pour ce +formidable+ chauffeur de bus (encastré sous l’arche d’arrivée), pour le peloton, pour tous les suiveurs... Ça a foutu un bordel monstre". Comme ses coureurs et ses homologues, le directeur sportif de l’équipe Saxo Philippe Mauduit a vécu un final chaotique.

"Quand on t’annonce à sept kilomètres de l’arrivée que celle-ci sera à trois kilomètres, que 50 mecs tombent par terre (dont son coureur Alberto Contador) et que là, on t’annonce que l’arrivée sera bien sur la ligne, c’est panique à bord", raconte-t-il.

Chez les équipes de sprinteurs qui menaient un train d’enfer en tête de peloton pour mettre leur champions sur orbite, la tension a atteint des sommets. "Quand on a eu la décision de l’arrivée aux trois kilomètres, on a répété trois ou quatre fois dans l’oreillette parce que les coureurs sont en plein effort et ne peuvent pas répondre: +L’arrivée est aux trois kilomètres, l’arrivée est aux trois kilomètres+. Puis +Changement: c’est l’arrivée normale+", sourit le directeur sportif d’Argos Christian Guiberteau, soulagé d’avoir vu son coureur Marcel Kittel s’imposer.

"On était dans le mouvement. Nous, on nous dit ça, on suit. C’est une décision difficile à prendre. On a gagné, ça s’est bien passé mais c’est vrai que c’étaient des circonstances un peu spéciales", admet-il.

Si le train de la formation Argos n’a pas été perturbé, la plus grande confusion a régné dans l’équipe FDJ.fr qui briguait une victoire avec Nacer Bouhanni. "Je n’ai pas entendu parler" d’une arrivée avancée, raconte le sprinteur français. "Moi, je n’étais même pas au courant que ça avait été remis à l’arrivée (prévue)", ajoute son équipier Jérémy Roy.

Leur manager Marc Madiot a explosé à l’arrivée: "Qu’on nous dise qu’on avance l’arrivée de trois kilomètres, pas de problème, on a l’oreillette, on le dit aux coureurs, on prend nos dispositions. Mais qu’on ne change pas d’avis ensuite deux kilomètres plus loin ! C’est quoi ça ? C’est ridicule !"

"Les coureurs sont des pros, c’est leur boulot. Ils prennent des risques pour emmener le sprint aux trois bornes mais ensuite on ne change pas d’avis comme ça ! Quand nous, coureurs et équipes, on fait une connerie, on nous met des amendes. Le président du jury des commissaires en a fait une grosse ! C’est le président du jury qui est le patron de la course, ce n’est pas l’organisation. Le président du jury espagnol, c’est n’importe quoi ! Il n’a pas été à la hauteur", s’est-il emporté.

Philippe Mauduit ne veut pas blâmer les responsables de la course. "Ce n’est pas la faute du Tour, c’est la faute d’un gugusse qui ne connaît pas la hauteur de son bus", estime-t-il, en affirmant que le choix des organisateurs de classer tout le monde dans le même temps était "une sage décision".

"Ils ont pris les décisions qu’ils pouvaient prendre avec les informations qu’ils avaient, ils sont aussi dans la voiture, ils ont une course à gérer avec un peloton de furieux qui roule à 70 km/h. Le mec a deux secondes pour prendre une décision. Il prend la bonne ou la mauvaise. Ce n’est pas évident. Avec des si..." (AFP/Le Matin)

Créé: 30.06.2013, 10h18

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