Dimanche 21 juillet 2019 | Dernière mise à jour 00:35

Cyclisme L'homme qui voulait défier Ineos

Le Danois Jakob Fuglsang, leader d'Astana, a une idée derrière la tête: gagner le Tour de France.

Jakob Fuglsang, ici sur le Dauphiné Libéré, aimerait répéter ce genre de gestes sur les routes du Tour. Image: Keystone

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Lorsque qu’un coureur remporte le Dauphiné Libéré, comme Jakob Fuglsang cette année, il figure automatiquement parmi les prétendants à la victoire sur le Tour de France. Quand le même homme s’est adjugé Liège-Bastogne-Liège le même printemps, son équipe et lui gagnent encore en confiance. «Mon but, c’est d’arriver sur le podium du Tour – cela devrait être possible. Mon rêve, c’est d’essayer de le gagner», a ainsi lancé le Danois de la formation Astana, jeudi lors de sa conférence de presse. Sans rouler les mécaniques, mais sûr de sa force.

A 34 ans, le natif de Genève abordera samedi sa neuvième Grande Boucle – la septième sous bannière kazakhe. Ses meilleurs classements? Septième en 2013 et douzième l’an passé. «J’ai pu penser à ce qui n’était pas allé l’an dernier. Je n’avais pas le régime parfait et c’était la première fois que je me retrouvais dans le rôle de capitaine unique sur le Tour, avec tout le stress que cela représente, explique Jakob Fuglsang. Je gagne en expérience chaque année, un élément qui signifie beaucoup sur une telle course.»

Il n’a pas échappé au Danois – ni à personne – que les 2e, 3e et 4e du classement général de 2018 (Tom Dumoulin, Chris Froome et Primoz Roglic) sont absents cette année. «Les choses ont l’air plus ouvertes en l’absence de Froome, je suis d’accord, a-t-il admis. Mais le vainqueur de l’an passé (ndlr : Geraint Thomaas) est bien là et Ineos va chercher à contrôler la course. On verra. Astana et moi allons tout faire pour réussir un grand Tour. Mais je continue à penser qu’Ineos a la plus forte équipe, à mes yeux, ils restent les favoris.»

Un vrai discours d’outsider, sourire en coin et brosse capillaire affûtée. Reste à définir la stratégie: tâcher de prendre les devants ou attendre pour voir. «C’est une très bonne question, a souri Jakob Fuglsang. Je ne sais pas. Ces trois étapes dans les Alpes (ndlr: juste avant l’arrivée du 28 juillet à Paris) ont l’air très dures sur le papier, mais il n’est pas sûr qu’il soit possible de créer de grosses différences. Donc on ne pourra peut-être pas se permettre de trop attendre, il faudra sans doute se montrer agressif avant pour tenter de bousculer Ineos.» Un vrai discours d’outsider.

Créé: 05.07.2019, 20h47

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